Tout est parti quand la communauté a demandé à la société aurifère d’arrêter les travaux des machines, comme cela est indiqué dans une décision du gouvernement guinéen.
Selon nos informations, le samedi 12 octobre dernier, un groupe de personnes a exigé de cette société minière, le respect de la décision du gouvernement relative à l’arrêt des travaux des machines. Et c’est dans cette circonstance qu’ils ont reçu une descente inopinée des hommes de tenue dans le site d’orpaillage situé à 5 km du district de Konkoé qui s’est soldé à des pertes en vies humaines.
Joint au téléphone, M. Diakité, un des responsables des jeunes du district de Konkoé nous explique les faits. ‘’C’est un conflit qui ne date pas d’aujourd’hui, il y a de cela des mois depuis que le communiqué du gouvernement guinéen sur l’arrêt des activités d’orpaillage sur le territoire Guinéen, excepté quelques sociétés dont Tous les Guinéens connaissent. Cette société dont nous ne maîtrisons même pas le nom, a été informé au même titre que les autres. Mais depuis, elle n’a pas accepté cela.
Nous avons écrit à la sous-préfecture de Djalakoro, aucune réponse. A un moment, cela a fait des cris, il y a eu même des arrestations. Après, nous sommes venus vers la société pour parler de l’arrêt, mais elle n’a pas acceptée. Hier, il y a eu une forte mobilisation de la population sur le site minier.
Arrivés sur le lieu, nous leur avons signifié d’arrêter les machines, ils n’ont pas discuté, ils ont arrêté toutes les 4 machines et nous leur avons dit qu’on ne veut plus leur voir travailler puisqu’ils ne sont pas au-dessus de la loi guinéenne. C’est à notre retour, malheureusement, nous avons vu l’arrivée des pick-ups des hommes armés avec des fouets, armes et gaz lacrymogènes, nous n’avons pas fuit, on pensait qu’on allait en parler puisqu’ils n’ont pas trouvé de l’incident sur le terrain, mais c’était le contraire. Ils ont commencé par le jet des gaz lacrymogènes et chicoté les gens avec des tirs à bout portant, tout le monde était étonné. C’est là que leur gaz a trouvé un enfant derrière la haie de leur concession, l’enfant a rendu l’âme, les jeunes se sont révoltés en jetant des pierres, nos amis ont été grièvement blessés par ces gens, même nos notables n’ont pas été informés de leur venue. Et voici qu’ils ont tué l’un de nous par balle réelle et ils ne peuvent pas nous dire que c’est de la balle perdue, car dans aucun pays, je n’ai vu la balle perdue attrapée le ventre de quelqu’un.
C’est un marié et père d’enfants qui est parti comme ça, mais la faute revient à tous les responsables, surtout au préfet de Mandiana colonel Fodé Soumah’’, a-t-il indiqué.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

