La mort suspecte du médecin pédiatre, Dr. Mohamed Dioubaté, en détention, survenue le 26 septembre dernier dans sa cellule à la maison centrale de Kankan, continue de susciter des interrogations autour des circonstances de son décès. Arrêté et incarcéré pour avoir brûlé l’effigie du président Doumbouya, placée au rond-point Komarala-Loisir, sous l’effet d’une maladie mentale le samedi 07 septembre 2024, dans la commune urbaine de Kankan.
Malgré le certificat et la confirmation par ses chefs hiérarchiques et collègues de l’hôpital régional de Kankan de cette maladie, toutes les interventions de ses proches pour sa libération sont restées quand même sans suite favorable.
Celui qui était reconnu comme étant l’un des meilleurs pédiatres de l’hôpital régional de Kankan, a passé ses derniers moments en prison dans des conditions qu’aucun autre citoyen, à part les responsables pénitentiaires ne peuvent décrire.
Joint au téléphone par notre correspondant régional ce Samedi 5 octobre 2024, un oncle paternel du feu Dr. Mohamed Dioubaté a, sous couvert d’anonymat, déclaré que la famille s’en remet à Dieu.
‘’L’homme que nous avons perdu était une grande personnalité. Il nous en vaut plus, il est irremplaçable. Nous nous en remettons à Dieu. Seul Dieu qui pourra rendre justice pour nous après tout’’, a-t-il exprimé en son nom, la douleur et la résignation de la famille du défunt.
Une déclaration qui démontre la profonde consternation de la famille, bien qu’aucune action judiciaire n’ait jusque-là été prise contre le préfet de Kankan, après ses propos controversés sur les circonstances de la mort du Dr. Dioubaté, malgré ses aveux publics lors de l’inauguration d’une nouvelle statue du président Mamadi Doumbouya.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

