En séjour en France, le responsable des opérations du FNDC (Front national pour la défense de la constitution) était l’invité de France 24 ce vendredi 6 septembre 2024. Ibrahima Diallo s’est exprimé sur le débat axé sur une éventuelle candidature du Général Mamadi Doumbouya aux prochaines élections.
Dans son intervention, Ibrahima Diallo a juré que les acteurs opposés à la conduite de la transition, empêcheront le président Mamadi Doumbouya à faire passer son projet.
‘’Nous nous opposerons à cette candidature [de Mamadi Doumbouya] comme nous nous sommes opposés à la candidature du capitaine Dadis Camara en 2009, comme nous nous sommes opposés au troisième mandat d’Alpha Condé. C’est évident aujourd’hui que le peuple de Guinée, en majorité, n’est pas d’accord avec la candidature de Doumbouya, parce que Mamadi Doumbouya a juré devant le peuple de Guinée, qu’il va respecter sa parole, qu’il ne sera pas candidat, qu’aucun membre du CNRD ne sera candidat. Et face à cette situation, nous sommes prêts à user de tous les moyens pour lui barrer la route, afin qu’il ne soit pas candidat’’, a-t-il averti.
Aussi, cet acteur de la société civile guinéenne a rappelé que la transition prendra fin le 31 décembre 2024, aux yeux des forces vives de la nation.
‘’A partir du 31 décembre, s’il n’y a pas d’élection pour le retour à l’ordre constitutionnel, nous serons dans l’obligation de demander son départ et d’exiger une transition civile, à l’effet de conduire notre pays vers un retour à l’ordre constitutionnel, pour qu’on amorce le développement de la Guinée’’, a-t-il prévenu.
Par ailleurs, ce responsable du FNDC a déploré la célébration de l’an 3 du CNRD au pouvoir dans un contexte de terreur et de reniement systématique des engagements pris lors de la prise du pouvoir. Ibrahima Diallo a dénoncé la volonté des autorités de la transition de confisquer le pouvoir, la fermeture des médias et la disparition de ses deux camarades, Billo Bah et Oumar Sylla alias Foniké Menguè, interpellés depuis le 9 juillet 2024.
Droit dans ses bottes, il s’est attaqué à la gestion économique chaotique de la junte. ‘’L’argent qui rentre au trésor public a quatre destinations : La première destination, c’est l’enrichissement des membres de la junte. La deuxième destination, c’est l’achat des armements et des matériels de répression pour faire face à toute contestation contre les dérives de la junte. La troisième destination, c’est l’achat des consciences des responsables des micro-partis et des organisations de la société civile, mais aussi, des leaders communautaires. La quatrième et la dernière destination de l’argent qui rentre dans le trésor, c’est l’ouverture des chantiers et d’infrastructures sans suite, pour faire croire que le président de la transition est un bâtisseur et il mérite de se porter candidat pour exercer le pouvoir’’, a-t-il fustigé.
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