Situés à 40km du chef-lieu de la commune urbaine de Kissidougou, les établissements administratifs de la sous-préfecture de Yendè Millimou, -qui regorge 12 districts-, sont dans un état piteux. La vétusté du commissariat central et de la gendarmerie qui ont été victimes d’attaques de rebelles Sierra léonais de 1999, est l’autre image que présente cette localité.
A sa rencontre, le premier vice maire de la délégation spéciale de la commune rurale de Yendè Millimou, plaide auprès du gouvernement qui aurait promis de rénover les bâtiments endommagés, ainsi qu’aux ONG, de leur venir en aide, afin de sortir de cette situation.

‘’Je suis très heureux de ma commune, mais, depuis 1999, je vais commencer par vous dire que cette commune a été une ville sinistrée. Parce que nous avons été attaqués ici par des rebelles venus de la Sierra Leone. Et depuis le départ des rebelles, la commune présente je peux dire un état peu appréciable, pour ne pas dire qu’elle n’est pas appréciable. Parce que sur le plan général, il y a eu beaucoup de bâtiments, beaucoup d’infrastructures, qui ont été gâtés par la rébellion. Le gouvernement avait pris des engagements qu’il allait vraiment nous aider à les reconstruire. Mais de ce jour à maintenant, ça n’a pas été le cas.
Alors, quand nous constatons, nous avons des anciens bâtiments, quand je prends la gendarmerie, la police, ce sont des lieux qui datent vraiment de longtemps. Nous qui sommes-là aujourd’hui, depuis notre arrivée, on s’est donnés cela pour objectif, nous avons dans notre chronogramme, de faire la rénovation de ces bâtiments. Mais nous lançons aussi un appel aux ONG de proximité, à l’Etat bien sûr de nous aider, afin que ces infrastructures soient dignes de nom, soient rénovées ou même reconstruites, afin que nos agents qui sont auprès de la communauté pour sauvegarder la sécurité de la population, travaillent dans un état valable’’, a plaidé Luck Tamba Kamano.
Au regard de la convoitise de sa commune, notamment sur les plans sanitaire et éducatif, le vice maire sollicite que sa sous-préfecture soit érigée en préfecture.
‘’Voilà qu’aujourd’hui, Yendè regorge une grande partie des sous-préfectures de Guéckédou. Nous avons plus de trois sous-préfectures de Guéckédou qui viennent se traiter à Yendè, mais les locaux sont peu. Donc, on voudrait avoir un centre de santé amélioré digne de nom. Parce qu’on voudrait même avoir les interventions césariennes, parce que très souvent, dans la nuit profonde ici, nous prenons nos femmes que nous recevons des sous-préfectures qui nous entourent très souvent, pour les amener à l’urgence à Kissidougou, à l’hôpital.
Du point de vue éducatif, on n’a plus d’élèves de Guéckédou qui viennent ici pour étudier, mais il y a souvent un problème de place qui se pose. Aussi, au niveau de l’eau, nous avons des forages qui sont insuffisants, parce que la population ne fait qu’augmenter. Yendè dans son aspect général, ça présente l’aspect d’une préfecture, mais il y a beaucoup de choses qui manquent. Même la commune elle, nous n’avons pas un bâtiment, parce que la résidence, les locaux de la commune qui étaient là anciennement, ont été déplacés par l’autre plateforme qu’on a transformé en gare routière. Donc, jusqu’aujourd’hui, nous n’avons pas un local approprié servant de bureau même pour notre commune.
J’ai parlé de la santé, j’ai parlé de l’éducation, et nous voudrions que l’Etat pense à nous, afin qu’il érige notre sous-préfecture en préfecture. Voilà aujourd’hui notre rêve, nous voulons que Yendè soit une préfecture’’, a sollicité Tamba Luck Kamano.
Il est important de mentionner que la commune rurale de Yendè Millimou compte de nos jours 27 000 habitants.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, de retour de Yendè Millimou, pour Lerevelateur224.com.
