L’évaluation des partis politiques, ordonnée par le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation s’est déroulée entre les mois de juin et juillet 2024. Au terme de cette évaluation qui s’est passée dans la capitale Conakry et dans les 33 préfectures du pays, le MATD a organisé un atelier de restitution des résultats ce jeudi 18 juillet 2024, dans un réceptif hôtelier de la place.

En présence des représentants des partis politiques, ayant répondu à l’appel, le ministre de l’administration du territoire et de décentralisation, le général à la retraite Ibrahima Kalil Condé a rappelé les raisons qui ont motivé l’organisation de cette évaluation.
‘’Depuis plus de trente (30) ans, l’espace politique a connu une mutation au gré des changements de situations et de contexte sans tenir compte du cadre juridique existant. Les créations de partis politiques se faisaient par copinage, comme des entreprises privées et personnelles, les alliances politiques électoralistes sont passées en groupement normal et la violence est devenue le compagnon de certaines associations politiques. Les partis politiques au lieu d’être des forces de propositions, des instruments de participation à la gestion de la vie de la nation, se sont transformés en des instruments de propagande et de repli identitaire ethnique’’, a-t-il sermonné.

Selon le militaire à la retraite, aucune démocratie, aucun Etat de droit ne saurait se construire dans un tel environnement. Raison pour laquelle, dit-il, ‘’nous devons tous accepter d’assainir notre échiquier politique, afin de consolider nos acquis démocratiques et solidifier l’Etat de Droit dans notre pays’’, a-t-il déclaré, avant de rassurer qu’aucun parti ne sera laissé pour compte, mais que la Loi s’appliquera désormais.
‘’Les partis politiques évalués recevront des certificats et une base de données fiable informatisée sera constituée désormais au sein du ministère de l’Administration du Territoire et de la décentralisation. A cet effet, pour renforcer la gouvernance des partis politiques légalement constitués, la traçabilité de leurs activités sera assurée par les moyens de nouvelles technologies de l’information et de la communication. Aucun parti politique ne sera laissé pour compte, mais la Loi s’appliquera dans la rigueur. C’est aussi cela un des aspects importants de la refondation’’, a-t-il martelé.
Il faut rappeler qu’à l’issue de cette évaluation, il y a eu 124 partis qui ont été retenus comme partis politiques légalement constitués en République de Guinée.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
