La dynamique de la société civile a haussé le ton une fois encore le jeudi dernier, pour dénoncer la fermeture des médias et cherté de la vie en Guinée. Ces organisations de la société civile guinéenne continue de déplorer les conséquences de la fermeture de certains médias.
Une série de manifestations n’est pas à exclure dans les semaines à venir, si les autorités de la transition ne font pas face à leurs différents cris de cœur. À Mamou, la question est en train de nourrir les débats dans la ville. Biro Camara, citoyen de la ville carrefour, n’a pas manqué de livrer sa lecture sur cette actualité ce lundi 8 juillet 2024 au micro de notre correspondant basé dans la région.
‘’Aujourd’hui, nul ne peut nier qu’il y a plus de 2 000 Journalistes qui vivent dans le chômage. Donc, au lieu d’aller directement en besogne, il faut aller sur la table de négociation. Moi, j’accuse la haute autorité de la communication qui est à la base de cette crise qui impacte les médias en Guinée. Sinon, ils sont mieux placés d’être l’interlocuteur direct entre les journalistes et le gouvernement. Mais, s’ils préfèrent défendre un camp là, ça va être compliqué pour le pays. Donc, il faudra aller sur la base de la négociation, il faut vraiment dialoguer, il faut vraiment trouver une issue favorable. Donc, il faudrait que chacun prenne sa responsabilité, pour que tout se passe bien’’, a-t-il exprimé.
Pour ce professeur d’histoire rencontré dans un café bar de la ville, ce n’est pas seulement la HAC qu’il faut accuser, mais le gouvernement de la transition.
‘’Sur cette question, moi je dirais que ce n’est pas seulement la HAC qu’il faut accuser, mais le gouvernement de la transition. Pour des raisons qui sont entre autres : d’abord, la stratégie utilisée par le gouvernement pour faire taire les médias les plus influents du pays est mauvaise dans la mesure où les animateurs d’une émission débat politique ne résume pas les médias en question. C’est-à-dire, il ne faut pas voir les chroniqueurs de cette émission seulement, il faut penser à tous ceux qui gagnent leur vie dans ce média. Journalistes, techniciens, reporters, présentateurs, vigiles, ainsi de suite avant de prendre toute décision de fermeture. D’autant plus que les médias contribuent aujourd’hui à la réduction du taux de chômage dans le pays. À travers des stages qu’ils accordent et l’emploi qu’ils garantissent pour les sortants de nos grandes institutions d’enseignement.
Ensuite, vouloir interdire systématiquement la critique contre leur façon de gouverner le pays, est une preuve éloquente que la transparence n’est pas du tout au rendez-vous de la gestion de la chose publique. C’est vrai, parfois, le journaliste, l’être humain qu’il est, peut sortir du cadre de la déontologie journalistique, ça peut arriver et ça arrive même souvent partout dans le Monde. Mais cela n’est pas une preuve suffisante pour le pourrir la vie étant un élément essentiel du quatrième pouvoir. Alors, que le général Mamadi Doumbouya revoit les choses dans le pays’’, a-t-il fustigé.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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