Amnesty International a animé une conférence de presse ce mercredi 15 mai 2024, à la maison commune des journalistes sise à la Minière, dans la commune de Dixinn. Le but était de présenter son nouveau rapport sur les violations des droits humains en Guinée, avec pour titre, ‘’JEUNESSE MEURTRIE”.
Dans ce rapport, on retrouve les cas de violations des droits de l’homme sous le régime d’Alpha Condé, mais aussi celui du CNRD. Après la lecture du rapport, la directrice régionale Amnesty International de l’Afrique de l’ouest et du Centre, Samira DAOUD, a expliqué ce que son ONG attend des autorités guinéennes.
‘’Nous avons formulé différentes recommandations en direction des autorités guinéennes, à savoir : d’abord, qu’il est impératif de garantir le droit à la liberté d’expression et des réunions pacifiques, conformément aux dispositions du droit international et de la charte africaine des droits de l’homme et du peuple ratifié par la Guinée, d’abroger aussi la décision de mai 2022 interdisant toute manifestation sur la voix publique, d’amender aussi la loi relative au maintien d’ordre qui interdit tout attroupement non armé qui pourrait troubler la tranquillité publique, parce que cette définition très floue de la notion d’attroupement entrave le droit à la liberté de réunion pacifique. C’est aussi de demander que toutes les arrestations et détentions arbitraires des personnes qui ont simplement voulu exercer leur droit à la liberté d’expression cessent. C’est de demander aussi que les opérations lors des maintiens d’ordre s’exercent conformément aux dispositions du droit international et aux lignes directrices de la commission africaine des droits de l’homme, c’est-à-dire, éviter la militarisation des maintiens d’ordre, que l’usage de la force soit dans les cas d’exception’’, a entre autres recommandé Amnesty International aux autorités guinéennes.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
