ÀA l’instar de beaucoup d’autres préfectures de la Guinée, celle de Mamou, composée de 28 quartiers et de 13 sous-préfectures est plongée souvent elle aussi dans l’obscurité. Des coupures intempestives de courant de trop, qui irritent les citoyens de la ville Carrefour.
Quelques citoyens que nous avons rencontrés ce dimanche 17 mars 2024, dans la commune urbaine de Mamou, ont une nouvelle fois interpellé les autorités, afin qu’elles prennent au sérieux cette situation devenue de plus en plus agaçante.
‘’Après tout ce temps, personnellement, j’ai compris que même si l’État rencontre des difficultés, mais il y a un sérieux sabotage derrière. Sinon, je ne peux pas comprendre que même pendant ce mois de pénitence, juste pour un mois, la société EDG soit incapable de fournir 24h/24 le courant électrique. Et pendant ce temps, chaque mois, on nous envoie les factures, parfois avec un montant exorbitant. C’est vrai, aujourd’hui beaucoup de préfectures sont confrontées à ce même problème. Mais pour le cas de Mamou, dites aux responsables d’EDG de ne pas réveiller la colère des femmes ! J’insiste et je persiste, dites aux responsables d’EDG de ne pas réveiller la colère des femmes !
S’ils savent pas que cette situation est encore très loin d’être résolue, ils doivent faire de la sensibilisation dans des radios, mosquées, et dans la ville, leur cheval de bataille. Au lieu de s’assoir et de rester comme ça comme si de rien n’était. Si eux, dans leurs concessions, tout va bien, nous, les pauvres citoyens, rien ne va chez nous. A commencer du premier responsable jusqu’au niveau du planton, nous les demandons humblement de tranquilliser le courant à Mamou’’, a fulminé Rougui Bobo Diallo.
De son côté, Nènè Fatou Diallo, vendeuse de glaces que nous avons croisé au carrefour Kimbely, relate elle aussi le calvaire qu’elle traverse pendant ce mois de ramadan.
‘’Comme beaucoup de femmes de Mamou, je souffre aussi à cause de ces coupures intempestives. Je revendais les poissons frais, mais quand ces coupures de courant se sont intensifiées,j’ai abandonné pour revendre autre chose devant chez moi à la maison. Mais comme c’est le ramadan, ça s’achète rarement. C’est pourquoi, j’ai laissé ça pour revendre la glace pour subvenir pendant ce mois, aux petits besoins de mes enfants et mon époux qui est en retraite en ce moment. L’appel que je peux lancer à EDG de Mamou, c’est d’aider les ménages à avoir le courant de façon stable. Sinon, les femmes ne sont pas du tout contentes d’eux en ce moment, il faut se dire la vérité. Moi j’étais à Conakry le jeudi, je sais ce qui s’est passé là-bas. S’ils n’arrangent pas cette situation, ça risque de dégénérer un jour et ça en tant que musulmane, je ne le souhaite pas. Mais trop c’est trop !’’, a-t-elle averti.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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