Une semaine après le sinistre cas de Limania où un enfant âgé de 3 ans avait péri dans une fosse septique, à nouveau, c’est un bébé âgé seulement de 8 mois qui trouve la mort après avoir chuté dans une fosse septique non sécurisée et pleine d’eau stagnante au quartier Kérédou, secteur 1. Cet énième drame s’est produit le mercredi 13 mars 2024 aux environs de 17 heures.
Le petit garçon profitant de l’absence de sa mère partie chercher de l’eau au forage et échappant à la vigilance des autres enfants qui devaient veiller sur lui, s’est mis à ramper tranquillement vers la fosse septique localisée dans l’enceinte même de la concession familiale. Malheureusement, par naïveté, le bébé a fini par atterrir dans la fosse où il rendra l’âme quelques moments plus tard par noyade, loin des regards des parents ou des voisins.

Dans la famille éplorée, Sayon Camara, la mère de la victime est inconsolable. Elle revient sur les circonstances de ce drame ayant coûté la vie à son enfant. ‘’Il était 17 heures et j’étais en train de préparer le repas familial. Donc, quand je me suis rendue compte que j’étais en manque d’eau, j’ai demandé aux enfants de veiller sur mon bébé, le temps pour moi d’aller chercher de l’eau au forage. A mon retour, je n’ai pas trouvé le bébé avec les autres enfants. Alors, je me suis mise à le rechercher. Finalement, je l’ai trouvé dans la fosse septique. Aussitôt, j’ai commencé à crier pour alerter les voisins qui m’avaient aider à le sortir de la fosse, mais c’était trop tard, car l’enfant était déjà mort’’, a-t-elle raconté.
Pour Sory Camara, chef du secteur 1 au quartier Kérédou, la sensibilisation seulement ne suffit pas quant à la sécurisation des fosses septiques ou des puits. Il faudra dit-il, d’autres mesures plus draconiennes pour contraindre les responsables de familles à sécuriser les ouvertures.

‘’D’abord, je présente mes sincères condoléances à la famille éplorée. Je dirai que nous avons beaucoup sensibilisé dans les familles sur le cas des puits et fosses non protégés. Je peux même dire que personne n’est en sécurité, même les personnes âgées, car il y a les trous béants partout dans le quartier. Hier, quand on a constaté la mort de cet enfant, sans tarder, nous avons informé monsieur le procureur qui a dépêché une équipe de la police et des médecins légistes pour le constat d’usage. Après le constat, ils ont mis le corps à la disposition de la famille et nous avons procédé à l’enterrement le même jour à 20 heures’’, a-t-il expliqué.
Face à la recrudescence de ces scènes horribles entraînant la mort des enfants (noyade, fosses septiques), beaucoup d’observateurs accusent le silence des ONGs de défense des droits des enfants et des autorités locales.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelatur224.com.
