Les attaques à main armées deviennent de plus en plus récurrentes dans la commune urbaine de Mandiana. Le dernier cas en date s’est produit dans la nuit du mardi 12 mars 2024, au quartier Oudiala, où, des individus armés ont ouvert le feu sur un orpailleur et ses clients.

Interrogé par notre correspondant régional, Sékou Kaba, gérant d’un bar, relate les faits. ‘’hier nuit, les bandits sont venus me trouver ici, quand je sortais de mon bar. Mais heureusement, ils ne savaient pas que j’étais le propriétaire. Dès qu’ils sont rentrés, ils ont braqué leurs armes contre un de mes clients. Comme ils n’ont rien vu d’importants, ils ont pris nos téléphones Android et une somme de 300.000 GNF avec la pièce d’identité de mon client. C’est en sortant maintenant qu’ils ont commencé à tirer et la balle a touché deux personnes’’, a-t-il relaté.

Aussi victime, Madoh Tolno, atteinte par balle, raconte sa mésaventure. ‘’Je suis étrangère ici, hier nuit, mon mari m’a dit d’aller chercher le mangé avec lui. J’ai voulu confier ma marchandise à ma voisine et cette dernière m’a demandé de compter avant de partir. Entre-temps, on a soudainement entendu un coup de fusil, mais on s’est dit que c’est un pneu qui éclate. C’est en ce moment qu’on a entendu un deuxième et brusquement, j’ai pris la fuite et mon mari dit de continuer directement à la maison, sans m’arrêter, mais j’ai compris que j’avais oublié mon enfant là-bas, je me suis retournée pour chercher mon enfant, parce que tout le monde avait fuit laissant seul mon enfant. C’est là que j’ai été atteinte par une balle du troisième tireur sur mes seins, mais je ne l’ai pas senti sur place, et je ne savais même pas que c’était une balle. Dans ma fuite, j’ai trébuché et je suis tombée, mon enfant n’a fait aucun geste. Donc, j’ai pris peur pensant qu’il a été atteint. J’ai commencé a crié qu’ils l’ont tué. C’est ainsi que mon amie est venue allumer l’éclairage d’une torche et elle a vu le sang sur moi. C’est en ce moment qu’on m’a transporté d’urgence à l’hôpital préfectoral de Mandiana’’ a-t-elle relaté.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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