Suite à des dénonciations faites par la presse, le responsable de l’organisation du front national pour la défense de la constitution (FNDC), a porté plainte contre certains hauts commis de l’État. Alseny Farinta Camara a saisi la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), pour faire la lumière sur les cas de corruptions impliquant l’ancien Ministre des mines et de la géologie, son conseiller économique et social, ainsi que d’autres dossiers.
Constatant le retard dans le traitement de sa plainte, ce responsable du FNDC est monté au créneau pour dénoncer l’inaction ou la lenteur de la CRIEF. Invité chez nos confrères d’Espace FM ce lundi 11 mars 2024, Alseny Farinta Camara dit avoir agi conformément à l’article 64 de la loi anti-corruption, pour engager des poursuites judiciaires contre ceux qu’il appelle des prédateurs économiques. Malgré la nonchalance de la CRIEF sur ces dossiers, l’activiste de la société civile ne perd pas d’espoir.
‘’En tant que citoyen attaché à la moralisation de la vie publique, à la transparence budgétaire, à la recevabilité publique, je me suis inspiré des révélations faites par la presse conformément à l’article 64 de la loi anti-corruption pour engager des poursuites judiciaires contre Moussa Magassouba, l’ancien Ministre des mines et de la géologie, son conseiller économique et social Monsieur Yakhouba Kourouma (…). Ces cadres sont impliqués dans les malversations, des cas de corruption aggravé d’enrichissement illicite, le blanchiment d’argent et d’attentat aux intérêts économiques financiers de la nation, ainsi que la sécurité nationale. Donc, j’espère que la CRIEF va prendre ses responsabilités, va sortir de sa torpeur, pour pouvoir traquer les corrompus et les corrupteurs. Parce que la corruption en tant telle, est une injustice sociale et affecte de manière disproportionnée les plus vulnérables de la population guinéenne. Il faut espérer, il ne faut jamais désespérer.
La mise en place de la CRIEF a suscité beaucoup d’espoirs et d’engouements chez la population guinéenne. Et la CRIEF aujourd’hui est décriée même par les membres du gouvernement, même au sein de l’État, la CRIEF est décriée. Moi, j’ai salué la mise en place de la CRIEF et je continue d’espérer qu’elle va prendre ses responsabilités, qu’elle ne va pas se laisser instrumentaliser’’, a-t-il déclaré.
L’activiste de la société civile a par ailleurs invité l’ensemble des acteurs de la société civile et de la classe politique à mettre la pression sur la CRIEF, afin qu’elle puisse prendre ses responsabilités pour pouvoir traquer les corrompus et les corrupteurs.
‘’Rappelez-vous quand Mamadi Doumbouya a pris le pouvoir, quel a été son discours? Il a dit qu’il va lutter contre le piétinement des institutions de la République, qu’il va lutter contre la corruption, qu’il va lutter contre l’instrumentalisation de la justice. Bien que la justice d’aujourd’hui est instrumentalisée de manière extrêmement grave et préoccupante, il faut continuer à espérer, à mettre la pression en tant que acteur de la société civile. Tout le monde doit se lever pour pouvoir mettre la pression sur la CRIEF, afin qu’elle puisse prendre ses responsabilités pour pouvoir traquer les corrompus et les corrupteurs’’, a lancé Alseny Farinta Camara.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
