Si dans le temps, certains métiers étaient exclusivement réservés aux hommes, aujourd’hui, ce n’est plus le cas chez certaines catégories de femmes. La maçonnerie, l’électricité ou encore la mécanique, sont des métiers qui sont de nos jours de plus en plus convoités par des femmes. A l’occasion du mois de mars qui est dédié à la célébration de la femme, notre rédaction s’est intéressée à certaines mécaniciennes et électriciennes ce mardi 5 mars 2024, à Conakry.

Ces femmes qui souhaitent renverser la théorie, selon laquelle leur place est la cuisine, se battent entre fers et lames pour être au même niveau, ou du moins, se rapprocher des hommes. Rencontrées en uniforme dans leur atelier de travail, elles nous ont confiées leur motivation, amour mais aussi et surtout, les difficultés qu’elles rencontrent dans l’exercice de leur métier. Fatoumata Diaraye Barry est mécanicienne. Elle nous explique comment elle a embrassé ce métier.

‘’J’ai eu l’amour de la mécanique depuis toute petite, depuis que je faisais la cinquième année. Ce n’est pas que les hommes qui peuvent faire ça. Moi, ma philosophie, c’est que tout ce que l’homme peut faire la femme aussi peut le faire, si elle le décide’’, assure-t-elle.
De son côté, après avoir surmonté les obstacles qu’elle a rencontrés dans ses débuts, en mécanique électrique, Marie Pascal Lamah, exprime l’amour qu’elle ressent pour son métier.

‘’Quand je fais ce métier, je ressens de l’amour, parce que le plaisir que je prends quand je passe du temps au garage, n’est pas le même si je reste à la maison. Je ne vois aucune importance de rester à la maison, alors que quand je suis au garage, je me sens courageuse, je me sens forte. Rester à la maison, c’est un peu de temps, ça ne dure pas, surtout que les garçons n’aiment pas des filles qui ne travaillent pas actuellement’’, fait-elle observer.

Pourtant, l’exercice de ces métiers n’est pas sans difficultés. Et ces femmes en sont conscientes, surtout que ce sont des métiers qui demandent assez de force physique.

‘’Nous rencontrons bien évidemment des difficultés, parce que le travail demande de la force physique, surtout beaucoup de force physique ; et nous les femmes, nous n’avons pas assez de force, mais je m’encourage à continuer. Il y a aussi des gens qui pensent que j’ai raté en choisissant ce métier, mais je ne les écoute pas, parce que je crois que j’ai de l’avenir dans la mécanique’’, a expliqué Fatoumata Diaraye Barry, à quelques jours de la célébration de la journée mondiale du droit des femmes, prévue le 08 mars de chaque année.
Mohamed Fofana, pour Lerevelateur224.com.
