Dans un décret rendu public ce mardi 27 février 2024, le président de la transition, le Général de Corps d’armée Mamadi Doumbouya a nommé l’homme politique, Bah Oury, premier ministre, chef du Gouvernement. Le leader de l’UDRG a d’ailleurs prêté serment devant le chef de l’Etat, au Palais Mohamed V.
Après cette nomination, les réactions fusent de partout au sein de la classe sociopolitique. Pour Alseny Farinta Camara, Responsable à l’organisation du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution), cette nomination est un espoir pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
‘’Je pense que cette nomination est un espoir pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Je suis optimiste sur la personnalité de l’homme politique compte tenu de sa longue expérience dans les luttes politico-citoyennes dans notre pays. Je sais qu’il connaît les enjeux, défis et perspectives de la gouvernance démocratique qui incombe à notre pays.
Étant un ancien défenseur des droits humains, j’estime que cette nomination pourrait conduire à l’ouverture des enquêtes sur les crimes de sang et la violation des droits humains commises sous le règne des putschistes.
Nous sommes pleinement dans l’année électorale. Nous attendons impatiemment une constitution; un code électoral qui garantit des candidatures indépendantes dans les élections; un organe de gestion des élections; un opérateur technique; un fichier électoral et un budget réaliste des élections. Nous l’avons toujours dit avec insistance que la priorité d’une transition est le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Malheureusement, le chef de la junte n’est préoccupé qu’à lancer, inaugurer des chantiers et à sévir contre les militants pro-démocratie qui dénoncent ses dérives dictatoriales et liberticides. J’espère que Bah Oury aidera le CNRD à ce que la transition ne s’enlise pas davantage, ce qui risque d’ailleurs de replonger notre pays dans des graves crises sociopolitiques. Nous sommes en pleine année électorale. Rien n’est fait de façon tangible pour nous rassurer sur la visibilité et la lisibilité de cette transition.
Une transition réussie ne doit pas excéder 6 à 8 mois quelles que soient les réformes institutionnelles entreprises. D’ores et déjà, nous demandons aux putschistes pour une nouvelle fois la publication des patrimoines du Premier Ministre et son éventuel Gouvernement pour la moralisation des affaires publiques, la transparence budgétaire, la redevabilité dans la gestion et l’organisation des affaires de l’État’’, a réagi cet acteur de la Société civile guinéenne.
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