Comme annoncé, la grève générale du mouvement des syndicats de Guinée a démarré ce lundi 26 février 2024 sur toute l’étendue du territoire national. A kindia, selon le constat de notre reporter, cette grève est suivie à la lettre dans plusieurs domaines d’activités notamment les banques, l’éducation, le transport terrestre. Quant à l’administration publique c’est le service minimum qui est assuré.
Les enseignants sont restés à la maison, certains élèves sont venus à l’école mais vu le manque d’enseignants se sont retournés eux aussi à la maison.
Rencontré au collège Fissa, le secrétaire général du SLEG prefectoral de kindia, se réjouit.
« Au niveau de la préfecture de kindia, l’appel a été suivi. C’est seulement dans certaines classes d’examen où vraiment les enseignants sont là pour donner les cours mais pratiquement le mot d’ordre est suivi à la lettre. Dans les sous-préfectures, j’ai appelé les sections et ils m’ont tous dit que c’est suivi. Nous avons été saisis par le bureau national d’informer tous les enseignants de rester à la maison. Donc, nous continuons à visiter les écoles tous les jours tant que la grève continue », explique Sory Touré.

Même constat dans le secteur bancaire de kindia. De la Société générale jusqu’à la Vistagui en passant par Yètèmali ou crédit rural de Guinée, tous ces établissements bancaires sont fermés et on ne voit que les vigiles devant les bureaux.
Une réalité qui impacte drastiquement le quotidien des populations. C’est le cas de Lansana Touré, enseignant venu faire un retrait.
« Je suis venu voir la banque, s’il y a eu virement pour pouvoir recevoir mon salaire mais malheureusement j’ai trouvé que la banque est fermée et j’étais parti dans mon école et personne n’a répondu. Toutes les écoles sont pratiquement fermées. Je pense que la grève générale illimitée déclenchée par les syndicalistes a été respectée à près de 80%. Nous sommes derrière les syndicalistes.
Aux autorités de négocier avec les syndicalistes parce qu’ils n’ont pas intérêt car une journée perdue, coûte beaucoup à l’État. Donc, ils n’ont qu’à aller négocier pour trouver une solution rapide à ce problème », a-t-il lancé.

Et d’ajouter: « On n’aurait voulu que les syndicalistes attendent que la paie se fasse pour pouvoir lancer la grève. Mais on va tenir le coup malgré qu’il y a des problèmes. Nous voulons que ça soit résolu une bonne fois pour tous. Donc nous tenons le coup et on va accepter comme ça car nous voulons une solution rapidement. L’Etat ne doit pas attendre , il faut qu’il accepte rapidement la demande des syndicalistes » a déclaré Lansana Touré.
Dans le domaine du transport terrestre, les véhicules sont restés stationnés dans les gares routières malgré la présence de nombreux passagers qui sont là depuis 7heures.
« Je pars à Conakry et je suis là depuis 7heures. Ils m’ont dit que les véhicules ne circulent pas aujourd’hui et ne descendent pas à Conakry. Sauf des motos qui sont là pour transporter les passagers jusqu’à coyah et c’est à 50000 GNF. Quand tu paies le prix de voiture 50000 GNF, pour une moto qui t’envoie pas jusqu’à destination. Comment toi tu feras pour rentrer chez si tu n’as que ces 50000 GNF? Vraiment on s’est pas quoi faire et nous sommes là au parck pour voir si on pourra gagner une voiture personnelle qui nous envoyera chez nous », a expliqué Fatoumata Sylla passagère.

A rappeler que les conducteurs de tricycles et de taxi-moto n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève déclenchée par le mouvement syndical guinéen.
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