À l’instar de plusieurs autres villes de la Guinée, le mot de grève générale illimitée a fait ses effets dans la ville carrefour Mamou.
A l’appel des 13 centrales syndicales du pays, la grève de ce lundi a considérablement affecté le quotidien des citoyens, en témoigne ici Mamadou Oury Sow, commerçant de profession.
« On n’a pas pu revendre très bien aussi parceque la situation du pays, ça ne va pas.
On n’a peur que les gens s’attaquent à nos boutiques et magasins pour cambrioler nos marchandises.
Je suis assis devant ma boutique pour voir comment sera la situation.
Mais je ne peux rien vous dire parce que dépuis le matin je n’ai rien revendu.
L’État n’a qu’à vraiment débloquer ce problème sinon ce sont les citoyens qui vont continuer à souffrir.
La Guinée, à chaque fois des problèmes,des faux problèmes seulement », a-t-il fait savoir.
Quant à cet autre boutiquier du nom de kôtô Saliou Bella Diallo, même s’il reste impacté par la grève, il soutient tout de même la position du syndicat.
« Dépuis que la transition là est venue, nous ne faisons que souffrir dans ce pays.
Tout ce qu’on nous a dit n’a pas été respecté.
Ceux qui ont déclaré cette grève, ils n’ont pas tort parce que la population souffre beaucoup en Guinée.
Regardez vous-mêmes ce que nous traversons actuellement.
À mamou ici, dépuis 6 heures, certains n’ont pas ouvert leurs boutiques parce que trop c’est trop. Il faut que le gouvernement nous respectent dans ce pays.
S’ils ne peuvent rien trouver comme solution nous vous prions de leur dire vous les journalistes qu’ils quittent au pouvoir, un autre n’a qu’à nous diriger
un point c’est tout », a-t-il fait savoir.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 626 013 546
