Alors que le mouvement syndical guinéen projette une grève générale et illimitée à partir du lundi 26 février prochain, sur l’ensemble du pays, Bah Oury, leader du parti UDRG s’oppose à la démarche des 13 centrales syndicales. Cet acteur politique jugé proche de la junte au pouvoir, a invité les syndicalistes à surseoir à leur grève pour donner chance au dialogue.
Pour l’ancien ministre de la réconciliation nationale, l’heure n’est pas à la grève. De l’avis de BAH Oury, le mouvement syndical guinéen doit attendre la composition d’un nouveau Gouvernement et prioriser les discussions et des interlocuteurs fiables.
‘’Le lancement d’un mouvement de grève générale par les syndicats guinéens pour le lundi prochain est inopportun. En effet, la dissolution du gouvernement par le président de la Transition, Mamadi Doumbouya, est une situation exceptionnelle qui doit amener les responsables syndicaux à surseoir à leur mouvement jusqu’à la formation du prochain gouvernement pour leur permettre d’avoir des interlocuteurs responsables pour aborder le fond des sujets en litige’’, assure Amadou Oury Bah sur son compte X.
Ainsi, selon le leader de l’UDRG, il est urgent de procéder à la désescalade de la tension ‘’pour ne pas enfoncer davantage la Guinée dans une crise généralisée dont la population et la sécurité nationale en seront gravement affectées’’.
Mieux, ce soutien inconditionnel de la junte au pouvoir préconise l’implication des autorités morales, pour décrisper cette crise, en favorisant un dialogue entre le CNRD et les représentants du mouvement syndical.
‘’Les autorités morales du pays en conséquence doivent prendre des initiatives pour s’autosaisir, afin d’amorcer un dialogue entre le CNRD et les représentants du mouvement syndical. Ceci est d’autant plus nécessaire que des mesures d’apaisement sont déjà prises par les autorités de la transition en ce qui concerne la restriction de l’accès à Internet. Par un dialogue responsable et constructif, il est possible d’avancer dans la résolution des revendications, pour éviter d’aggraver les épreuves que les Guinéens endurent’’, a-t-il conseillé.
Lerevelateur224.com.
