Arrêté le 30 janvier 2024, le secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), doit comparaître ce mardi 20 février 2024 devant le tribunal de première instance de Dixinn. En attendant l’ouverture du procès, le collectif d’avocats en charge de la défense de Sékou Jamal Pendessa a publié un communiqué dans lequel, il a dénoncé la détention de son client depuis près d’un mois.
Selon le collectif, son avocat est victime d’arrestation et de détention manifestement arbitraires, pour avoir exprimé ses opinions. Il estime que les faits reprochés à Sékou Jamal Pendessa ne peuvent être juridiquement établis.
‘’Il a été inculpé par le Doyen des Juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Dixinn et maintenu en détention provisoire pour des faits de participation à une réunion non autorisée, menace de porter atteinte à l’ordre public, à l’intégrité et à la dignité des individus par le biais d’un système Informatique. En droit, aucune de ces infractions ne peut être juridiquement établie contre Monsieur Sékou Jamal PENDESSA.
D’ailleurs, à l’analyse, il est de constater qu’il est victime d’arrestation et de détention manifestement arbitraires pour avoir exprimé ses opinions. Il est donc tout simplement un prisonnier d’opinion.
Malgré tout, suivant ordonnance Nº 079 du 16 février 2024, Monsieur Sékou Jamal PENDABRA a été renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Dixinn pour délit de provocation directe à un attroupement par le biais d’un système informatique de nature à troubler l’ordre ou la sécurité publique ou à porter atteinte à la dignité humaine’’, ont dénoncé les avocats, tout en ajoutant que malgré cela, ils prennent acte de l’ordonnance de renvoi du Doyen des juges d’instruction.
‘’Le collectif prend acte de cette ordonnance de renvoi du Doyen des Juges d’instruction et relève que certaines infractions dont la participation à une réunion publique non autorisée, la participation délictueuse à un attroupement non armé, l’atteinte et menace de porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité publique et la dignité des individus et complicité ont été abandonnées par l’accusation.
En outre, le collectif prend acte de la fixation de la date d’ouverture du procès au mardi 20 février 2024 devant le TPI de Dixinn’’, lit-on dans ce communiqué.
Par ailleurs, le collectif estime qu’en raison du caractère totalement vide du dossier de la procédure, Sékou Jamal Pendessa sera purement et simplement renvoyé des fins de la poursuite et immédiatement libéré.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
