En prélude à la 1ère session du programme national du recensement administratif à vocation d’état civil (PN-RAVEC), le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a rencontré ce vendredi 16 février 2024, des acteurs politiques ayant pris part au cadre de dialogue inter-guinéen. Une occasion parfaite pour Mory Condé de jeter un regard sur l’actualité au Sénégal, avec la décision du Conseil constitutionnel, invalidant l’annulation de l’élection présidentielle par Macky Sall.
Le chef du département de l’administration du territoire et de la décentralisation a fait un parallèle entre les institutions sénégalaises et celles guinéennes. Pour Mory Condé, les acteurs sociopolitiques guinéens pouvaient se battre pour donner à la Guinée d’institutions fortes en lieu et place d’hommes forts.
‘’Vous, en tant qu’acteurs politiques, nous aurons tous dû travailler, disposer d’un système. Que ça soit Bah Oury ou x, quelle que soit la personne concernée au parlement ou député, que la personne puisse trouver un système en place pour l’utiliser comme il veut, mais qui l’oblige à se conformer.
Hier (jeudi), je voyais dans beaucoup de plateformes où on était en train de saluer le courage des magistrats du conseil constitutionnel du Sénégal. Pour le Guinéen, ce n’est pas possible. Dans notre commun ici, on se dit que ce n’est pas possible, parce qu’on on n’a jamais construit des institutions, c’est plutôt des individus qu’on a cherchés à construire. Finalement, quand ils arrivent à la tête, ils font ce qu’ils veulent’’, a titillé Mory Condé.
Selon lui, ‘’ces pays-là, on a les mêmes intelligences. Beaucoup dans cette salle ont travaillé dans ces pays et ils ont fait leurs preuves, pourquoi pas aussitôt faire nos preuves et construire des choses qui peuvent aussi résister, quelle que soit la personne qui se trouve sur le terrain ?’’, s’est-il interrogé.
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