Ces dernières semaines, les Guinéens établis en Égypte traversent un véritable calvaire. Et pour cause: Le Gouvernement égyptien demande l’expulsion de tous les étrangers n’ayant pas des documents administratifs nécessaires.
Avec cette décision, beaucoup de ressortissants Guinéens sont obligés de s’enfermer à la maison par peur de se faire arrêter. Intervenant sur les ondes d’espace FM ce lundi 12 février, Ibrahima Sory Camara, un Guinéen vivant au Caire et chargé de l’information et de la communication du conseil des guinéens en Égypte, a annoncé qu’il y a 47 guinéens qui ont été arrêtés depuis que cette opération a débuté.

‘’En ce qui concerne le nombre de Guinéens en prisons, quand on avait invité le président de cette commission d’arrestation, il nous avait dit qu’à date, il y a 47 Guinéens arrêtés. Depuis qu’on avait mis cette commission en place, il y a eu 47 Guinéens rapatriés. Beaucoup d’entre eux ont été rapatriés sur la Guinée, mais il y en a beaucoup encore qui souffrent en prison, qui ont des problèmes de biais d’avion. Il y a de ces filles aujourd’hui en prison, quand vous appelez leurs parents afin qu’ils puissent acheter des biais de retour pour leurs filles, vous trouverez que ces parents sont au champs pour faire l’agriculture. Donc, ils n’ont pas les moyens pour acheter un biais d’avion à leur fille. Chose que nous voyons très inquiétante’’, a-t-il révélé.
La couche féminine serait la plus ciblée par cette opération qui consiste à expulser les étrangers en situation irrégulière. Le chargé de l’information et de la communication dit ne pas savoir les raisons pour lesquelles, ce sont les filles qui sont les plus touchées dans cette situation.
‘’C’est une couche qui est majoritairement représentée en Égypte, que ça soit du coté des Guinéens ou des autres nationalités. Il y a une situation qui fait que la police se sent attirer par cette couche. Nous ne savons pas pourquoi la police se sent seulement attirer par cette gente féminine, alors qu’il y a la gente masculine qui est aussi sur le sol Égyptien’’, a-t-il déploré.
Désormais, tous les yeux sont rivés vers le ministère des affaires étrangères et des guinéens établis à l’étranger, pour venir en aide à ces compatriotes en situation de détresse depuis quelques semaines du côté de l’Égypte. Il faut aussi signaler que les guinéens établis en Tunisie étaient confrontés à la même situation en 2023. Le Gouvernement avait réussi à rapatrier ceux qui le désiraient à l’époque.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
