Montres, réveils, pendules… l’horloger fabrique, répare ou vend tout type d’appareils mesurant le temps. L’activité de l’horlogerie est très vieille notamment sur le continent africain, plus particulièrement en Guinée. Un métier exercer par les horloger.
L’horloger répare des montres, des horloges, des réveils chez un artisan ou en magasin. Il démonte et nettoie les objets qui lui sont confiés. Il localise les éléments défectueux (composants électroniques : bobine, circuit…) et les remplace par une pièce standard. À l’aide d’appareils d’étalonnage, il effectue les contrôles et réglages nécessaires à une bonne précision. Il peut aussi faire du montage de composants dans un atelier de fabrication ou vendre en magasin.
Autrefois pratiqué par plusieurs personnes, le métier de l’horlogerie devient de nos jours un oubli dans la cité de Karamoko Alpha mö Labé. La rareté des clients, mais aussi les nouvelles technologies, sont entre autres les causes qui sont à la base de la disparition de certains métiers.
Thierno Amadou Tidiane Bah pratique le métier de l’horlogerie depuis 45 ans au centre-ville de Labé. Approché par notre correspondant régional ce dimanche 11 février, cet horloger évoque une rareté des clients, contrairement aux années précédentes.

‘’La situation a changé. Avant, nous travaillions très bien, mais maintenant, les clients se font rares. Je revend les batteries des montres et autres objets que je répare aussi. Je pratique ce métier depuis 44 ans. Nous ne travaillons pas actuellement, les difficultés que nous rencontrons ici, c’est la rareté des clients. Je demande aux autorités de nous aider pour pouvoir survivre. Ceux qui ont des montres n’ont qu’à envoyer chez nous, pour qu’on puisse réparer en cas de panne’’, a lancé M. Bah.
Trouvé dans sa place au marché central de Labé, Abdouramane Diallo a hérité du métier de l’horlogerie de son père biologique. A l’en croire, la rareté des clients constitue un handicap pour son travail.
‘’Nous réparons toutes sortes de montres, mais les clients ne viennent pas. Avec la conjoncture économique, on se demande quoi faire ? Sinon, chaque personne qui s’habille bien, souhaiterait porter une belle montre. C’est mon père qui pratiquait ce métier d’horlogerie, moi, j’ai hérité cela de lui’’, a-t-il confié.
Dans l’artisanat, l’horloger peut se spécialiser dans la fabrication et la restauration de « gros volumes » : réveils, carillons, pendules, régulateurs, horloges d’édifice… Ou encore vers la restauration de montres de collection (réparation ou réfection des pièces, de la boîte, du cadran ou des aiguilles). Quant au technicien spécialisé en microtechniques, il intéresse les secteurs de l’armement, de la construction aéronautique et de la fabrication de matériel médical. En Guinée, ce métier est laissé pour compte par les autorités qui se sont succédées à la tête du pays. Il est menacé de disparition.
Depuis Labé, Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
