Depuis plusieurs mois, des acteurs sociopolitiques soupçonnent la junte de vouloir s’éterniser au pouvoir. Cette velléité est presque partagée par la quasi-totalité des guinéens. C’est le cas notamment du coordinateur national de la maison des associations et ONG de Guinée (MAOG).
Alpha Bayo a fait savoir sa position dans un entretien qu’il a accordé à notre rédaction ce jeudi 08 février 2024. Dans les échanges, notre interlocuteur a indiqué que rien n’est fait pour un retour à l’ordre constitutionnel en 2024.
‘’On n’est pas déçus, mais en réalité, ce que nous avons vu à travers les résolutions du cadre de dialogue, nous avons été les premiers à dénoncer les dysfonctionnements même au niveau du cadre de dialogue. On a adopté 35 résolutions, mais aucune de ces résolutions n’a été mise en exécution. Ça voudrait dire que la transition n’est pas prête à prendre fin, puisqu’en réalité, l’année 2024 devrait être une année électorale. Mais très malheureusement, aucune annonce suffisante. Aujourd’hui, on crée des faux problèmes pour dénicher un peu les leaders d’opinion, afin de les emprisonner ou de les faire taire pour que le projet sur le glissement de calendrier puisse passer haut la main. Comme on aime à le dire, c’est un coup K.O qui est en train de se préparer, mais c’est mal connaître les organisations’’, a-t-il indiqué, avant de renchérir en disant qu’il n’y aura pas de glissement de calendrier en Guinée.
‘’Nous, on va mener le combat à tous les fronts. Le glissement aussi n’aura pas lieu en Guinée, puisqu’il y a un accord qui a été signé. Quand la transition dépasse 3 ans, ce n’est plus une transition, ça c’est un mandat ; donc, pour nous, c’est inacceptable. Nous sommes conscients aujourd’hui du poids de la transition sur le développement économique de notre pays. Aujourd’hui, il y a la cherté des denrées alimentaires, les gens même sont en train de regretter le coup d’État. Le 05 septembre, les guinéens pensaient qu’on est libres et nos conditions seront améliorées, mais aujourd’hui, c’est plus pire.
Donc, le mieux pour le CNRD, c’est de s’atteler aux actions essentielles. On nous parle de la création des nouvelles communes, ça c’est des faux problèmes. Ça, ce n’est plus le débat, on en n’a pas besoin. On est en transition, on s’attelle au processus électoral pour le retour à l’ordre constitutionnel. Pour nous, c’est ça la priorité aujourd’hui’’, a titillé le coordonnateur national de la MAOG.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
