En Guinée, la flambée des prix des denrées de première nécessité est déjà visible dans les marchés de la Capitale Conakry. Cette situation est dû à la hausse des prix par le Gouvernement, de commun accord avec la Chambre nationale de Commerce et la Douane. Le constat fait au marché de Bonfi, dans la commune de Matam ce mercredi 07 février 2024, laisse à désirer.

L’accord paraphé entre le Gouvernement, la chambre nationale de commerce et la Douane se fait sentir considérablement sur le panier de la ménagère. Ce que déplore Zenab Soumah, vendeuse de poissons frais au marché de Bonfi.
‘’Avant, nous achetions cela à 300 000 GNF. Au temps de Lansana conté, entre 200 000 et 280 000. Mais aujourd’hui, c’est jusqu’à 600 et 700 000 francs guinéens. Le prix du kilo de riz Bengladesh varie entre 7 000 et 7 500 francs guinéens. C’est une première en Guinée. Ça peut faire 5 jours certains ne mettent pas la marmite sur le feu. La souffrance, on ne peut dire que ça. Nous ignorons ce qui viendra demain’’, a-t-elle déploré.
Fatoumata N’daw, l’une des responsables du bureau du marché de Bonfi, invité de son côté les autorités du pays à faire face aux difficultés dont sont confrontées les populations, surtout en cette période de vache maigre.
‘’Nous disons aux autorités de nous aider. Le marché est dur, tout est devenu cher ici. Même les produits qui viennent d’ici chez nous sont devenus extrêmement chers. Un Sac de riz à 350 000 GNF. C’est inquiétant’’, a-t-elle invité.
Il faut rappeler que le riz de 50kg qui était vendu entre 305 000 et 310 000 GNF chez les détaillants, est désormais à 340 000 GNF. Le sac d’oignon de 50kg qui était vendu à 230 000 GNF, est passé à 260 000 francs guinéens. Le bidon d’huile de 20 litres qui était vendu à 260 000 est passé à 290 000 GNF. Le sac de sucre en poudre de 50kg, anciennement vendu à 420 000 est désormais liquidé à 440 000. Et ceci, à seulement quelques semaines des mois de ramadan et du carême.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
