Suite au retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO, les débats continuent au sein de la classe politique guinéenne. Lansana Kouyaté, président du PEDN, s’est également exprimé sur cette actualité ce jeudi 1er février 2024.
Pour le président du parti de l’Espoir pour le Développement National, cette décision des pays de l’AES est très critique tant pour la CEDEAO que pour ses pays.
‘’Je dirais que quand il y a des crises comme ça, on est pressé de penser que si on n’arrête pas, ça va continuer ailleurs, mais ça continue, à bien sûr vous le savez, et pour les faire, on n’a pas pu les maintenir. Maintenant, eux qui quittent (allusion faite au Mali, au Niger et au Burkina Faso), tout comme la Mauritanie aussi l’avait fait, il ne faut pas l’oublier. Je sais de quoi je parle, car j’ai été jusqu’à Nouakchott et je sais de quoi j’ai parlé avec le président Ould Taya. La Mauritanie a quitté à un moment donné, mais elle l’a vraiment regretté. Malheureusement, elle n’a pas voulu comprendre les vraies raisons. Les raisons que vous pouvez voir sur les réseaux sociaux ne sont pas les vraies, je ne dirai pas les vraies aujourd’hui, parce que cela relève des secrets jalousement gardés par la Mauritanie et les institutions. Toujours est-il que quand Ould Taya a quitté, il est parti dans un pays arabe, je crois que c’est au Qatar si j’ai bonne mémoire, et à son insu, il a été renversé par l’organisation qu’il venait de quitter. Quand il a été renversé, il a dit non, je dois aller là-bas, et il est venu au Niger à Niamey, parce que c’était Tanja Mamadou, président du Niger, qui était le président de la CEDEAO. Il est venu demander à la CEDEAO ‘Aidez-moi à me ramener au pouvoir.’ Vous n’êtes plus membre. Voilà un des regrets, mais il y a aussi des regrets de la CEDEAO, parce que c’est une ponction, une ponction faite sur le nombre initial’’, a-t-il fait observer.
Poursuivant, il a également souligné que bien que la Mauritanie ait entrepris des démarches pour réintégrer la CEDEAO, le processus n’a pas encore abouti.
‘’Et aujourd’hui, la Mauritanie est en train de faire les démarches pour revenir, mais jusqu’à présent, ça n’a pas encore porté. Les pays membres de la CEDEAO, si ces pays restent fidèles à la CEDEAO, quoi qu’il en soit des erreurs commises, il y aura une sorte de difficulté pour les pays en question. C’est évident, mais en même temps, une organisation qui est amputée de trois pays, quelle est la population, quelles sont les superficies ajoutées ensemble. Je crois que si j’étais là, j’aurais tout fait pour éviter ce retrait’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
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