lerevelateur224
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions
No Result
View All Result
lerevelateur224
No Result
View All Result

La perte de la légalité et de la légitimité des Conseillers Communaux actuels auprès de leur mandant, est devenue une gêne au processus de développement local.

30 janvier 2024

« L’État est l’institution des institutions ». Maurice HAURIOU. Ainsi, l’État veille à la primauté de l’intérêt national sur celui de toutes les entités, mêmes locales.
Installés depuis plus de cinq (5) ans (2018), les conseils communaux, expression de la démocratie locale, sont aujourd’hui en déphasage avec le mandat que les populations locales leur ont confié.

A date, ces Conseillers Communaux n’ont ni la légitimité, ni la légalité et moins la confiance nécessaire pour gouverner les collectivités locales. Les réalités actuelles dans les communes prouvent suffisamment les limites dans la gestion locale. Ce qui est un obstacle au processus de développement local.

Pire, l’avènement du CNRD au pouvoir depuis le 5 septembre 2021, avait créé déjà des soupçons et un manque de confiance autour des conseillers communaux et cela en raison du contexte qui a prévalu leurs élections, ainsi que les engagements du CNRD pour la lutte contre la corruption et le détournement.

A voir la plupart des communes, des citoyens dénoncent très souvent des cas de corruption et de détournements à ciel ouvert, sous l’œil impuissant des services compétents en charge de lutte contre la corruption et le détournement.

Pourtant, s’il est vrai que le principe de la « LIBRE ADMINISTRATION » des collectivités locales permet aux conseils communaux de gérer les affaires locales, l’État (les autorités compétentes) dispose d’un pouvoir de contrôle, allant d’un audit de leur gestion jusqu’à leur dissolution.
La décentralisation consistant à permettre la multiplication des centres de décision, les autorités locales prennent des décisions qui s’appliquent aux populations locales sans que celles-ci ne contreviennent aux équilibres de l’édifice national. L’intérêt national prime sur les intérêts locaux.

C’est pourquoi, les autorités centrales, dans l’exercice de leurs attributions régaliennes, peuvent procéder à leur dissolution. Ainsi, les motifs de dissolution, consacrés dans les dispositions des articles 26 et 80 du Code des Collectivités locales, peuvent être identifiés à trois niveaux :
-Soit la responsabilité d’un tiers des membres d’un conseil communal a été établie suite à un jugement ;
-Soit les services techniques de l’État ont conclu, après contrôle, à une mauvaise gestion de l’entité concernée ;
-Soit « Dans les cas de réunion ou de scission de Collectivités locales, les conseils des Collectivités sont dissouts de plein droit et remplacés par des Délégations spéciales ».
En plus de l’expiration de leur mandat, les deux derniers motifs suffisent pour justifier le pan du discours de nouvel an du Président de la Transition concernant la mise en place des Délégations spéciales.

Ainsi, la mauvaise gestion avérée peut conduire à la dissolution en vue d’une délégation spéciale. En outre, il faut dire que malgré le principe de la « LIBRE ADMINISTRATION » des collectivités locales, il n’est pas exclu qu’un décret de fin de mandat soit pris à l’encontre de ces entités.

La décision de fin de mandat ne concerne pas que les conseils communaux, organes délibérants des collectivités locales. La révocation d’un Maire défaillant peut être également prononcée par décret du Président. Ce qui signifie, que, l’élection, comme mode de désignation des autorités locales, ne saurait être un obstacle pour les autorités centrales de procéder à la dissolution, en vue d’une gestion plus contrôlée, à travers des délégations spéciales.

Décrétée, la dissolution des conseils communaux ne sera pas une première dans l’histoire de la décentralisation en Guinée. Des exemples plus récents remontent en 2011 et 2022. Comme mentionnée dans le discours de nouvel an du Président de la Transition, cette dissolution devrait permettre de corriger les dysfonctionnements notamment dans la gestion des conseils devant faire l’objet de ladite mesure. Ceci participerait à la préservation de l’unité politique de l’État qui incombe aux autorités centrales.

Cependant, la vraie question serait de savoir à quand les élections locales qui se trouvent être l’une des étapes importantes du chronogramme de la transition ?
La réponse à cette question me semble être plus pertinente et plus déterminante dans le processus actuel de conduite de la transition.

Ange Gabriel HABA
Secrétaire Exécutif du CNOSCG

Post Views: 256
ShareTweetPin
Previous Post

La sortie du Mali, Burkina Faso et Niger de la CEDEAO: Quelles conséquences ?

Next Post

Elhadj Diango Cissé sur le retrait des pays du Sahel de la CEDEAO : ‘’Ils veulent progresser…’’

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LES PLUS POPULAIRES

  • Route Kankan-Kissidougou : Un cabinet d’études topographiques déjà sur le terrain
  • Makanera Kake, ou le Pape de l’incohérence et de l’inconstance (Par Dr. Karamo Kaba)
  • KOUNDARA : le Procureur Patrice Koma Koivogui muté au TPI de Mandiana
  • Incendie à Kodjou (Siguiri) : La dernière victime, enceinte, succombe à ses blessures dans un centre hospitalier à Bamako
  • Présidentielle 2025: le parti AGN promet d’écraser tout candidat qui se dressera sur son chemin…

Facebook Twitter

Articles les plus consultés

  • L’histoire pathétique de Victor Koulémou : ‘’Ce que mon frère m’a fait, c’est impardonnable’’ (1 002 670)
  • Un nain qui crache du venin ! (Par Tibou Kamara)  (903 502)
  • Une conviction guidée par le ventre… (Par Marouane) (52 843)
  • Maître Moussa 2 Keïta, avocat du Général Sadiba Koulibaly: ‘’À la date d’aujourd’hui, nous n’avons pas les nouvelles de notre client’’ (27 005)
  • Lettre ouverte à mon cher beau-fils, Ousmane Gaoual Diallo (18 659)

Lerevelateur224.com l’info sans passion
Journal d’information en ligne

Directeur de publication: Habib Marouane Camara

Tel: +224 628 44 55 63
+224 625 25 00 95

Adresse:

Centre commercial Chic Africa

Lambanyi centre

© Lerevelateur224.com, tous droits réservés

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions

© Lerevelateur224.com, tous droits réservés