Ce phénomène jugé très répandu d’ailleurs à travers tout le pays, semble être loin de connaître son épilogue. Une situation face à laquelle, aucune mesure palliative n’est encore trouvée par les autorités. Et cela, depuis plusieurs années, alors que les citoyens sont exposés à des risques de contaminations à travers ces aliments non couverts dans les rues et marchés.
Joseph Bilivogui est une citoyenne de la ville de Mamou. Habitante de la commune urbaine, Elle constate avec impuissante la vente des aliments non couverts.
‘’C’est vrai, nous le constatons et cela depuis plusieurs années. Mais qu’est-ce qu’on peut ? C’est aux autorités de prendre les choses en main. De Conakry jusqu’à Yomou, c’est la même chose. On achète les aliments qui sont exposés à l’air libre en longueur de journée pour les consommer. Dans les marchés, les rues, à l’école, en un mot partout où vous projeter votre regard. Alors, que voulez-vous qu’on fasse nous autres, si ce n’est d’interpeller les autorités de prendre ce problème à bras le corps ?
Et vous savez pourquoi moi je m’abstiens souvent de sensibiliser les vendeuses et vendeurs sur cette situation ? C’est parce que souvent, quand vous parlez à quelqu’un de couvrir ses aliments, il vous répond très mal ou ne vous regarde même pas. Donc, en Guinée, c’est ce problème qu’on a ici’’, a-t-elle observé.
De son côté, Hadja Safiatou Saran Sidibé accuse vendeuses qui, selon elle, refusent catégoriquement de couvrir leurs aliments.
‘’C’est nous le problème. Regardez seulement combien de présidents se sont succédés à la tête de notre pays depuis l’indépendance, c’est trop. Mais jusqu’à présent, on est encore là avec les mêmes problèmes. Chacun refuse de respecter la loi. Cependant, tout le monde veut aussi le changement.
Changement, changement, on pense que ça vient comme ça ? Jamais ! Le guinéen, je m’excuse du terme, c’est quelqu’un qui aime trop de liberté. Or, nous devons tous privilégier l’intérêt supérieur du pays, que de rester à rejeter les responsabilités de nos actes sur les uns et les autres. Presque tout le monde refuse de couvrir les aliments en vente. Que ce soit le riz, le pain, l’haricot, la salade, l’huile au marché… je ne peux même pas tout citer, tellement que la situation est assez inquiétante.
Vraiment à travers vous les médias, nous interpellons tous les citoyens de Mamou en particulier, de la Guinée en général, d’essayer de couvrir les aliments dans les rues, dans les marchés, à l’école, à la maison, partout, pour éviter, les risques de contaminations à travers ces nourritures, parce que c’est nous citoyens qui les consommons encore’’, a-t-elle interpellé.
Selon un médecin spécialiste des questions de santé publique, c’est la consommation des aliments non couverts est l’une des causes principales de plusieurs infections en Guinée. Il ajoute que l’hygiène publique doit être encouragée dans le pays, comme par exemple sensibiliser les citoyens à couvrir les aliments, pour éviter les risques de contaminations rapides et directes.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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