L’Union des Forces Républicaines a tenu sa traditionnelle assemblée générale hebdomadaire ce samedi 27 janvier, à Matam. Cette rencontre des partisans de l’UFR a été présidée par le coordinateur régional du parti à N’Zérékoré, en séjour à Conakry. Plusieurs sujets d’actualité ont été abordés.
La question liée au musèlement de la presse était au centre des débats. Fodé Baldé, le chargé de communication de l’Union des Forces Républicaines a, au nom de son parti, apporté son soutien indéfectible à la presse guinéenne qui traverse des moments difficiles.
‘’Vous conviendrez avec moi que depuis un certain moment, nous assistons au musèlement de la presse. La presse est muselée, la presse est bâillonnée, la presse est piétinée et toutes les conditions sont créées aujourd’hui pour que nous nous accommodions à la situation qui a été créée. Mais en dépit de tout ça, la presse est restée soudée derrière son leader Sékou Jamal Pendessa qui croupit en prison pour avoir tout simplement appelé à une manifestation. L’UFR par ma voix, lui exprime son soutien, exprime son soutien à la presse. Et pour le combat de la démocratie, chacun doit le mener là où il est, en tout temps’’, a-t-il déclaré.
Aussi, ce lieutenant de Sidya Touré n’a pas manqué de dénoncer les cas de menaces que reçoivent certains journalistes dans l’exercice de leur métier, avant d’inviter les guinéens à se joindre à la presse pour lutter contre la violation des principes démocratiques dans notre pays.
‘’Oui, la presse n’est pas seulement bâillonnée, la presse est également menacée. On croirait que désormais, il est interdit aux guinéens qui peinent à exprimer leur profession en Guinée, d’avoir de la promotion dans les médias internationaux.
Mon frère Malick Diakité (correspondant de France 24 en Guinée) a été menacé par X depuis bientôt une semaine. Il a porté plainte, mais jusqu’à preuve du contraire, rien n’a été dit en ce qui concerne cette plainte, aucune évolution. Facély Konaté de Hadafo médias du côté de la Guinée forestière a lui aussi été menacé. Il y a eu une incursion chez lui. Est-ce pour l’enlever ou pas ? On ne sait pas ! Il a aussi porté plainte, mais il regrette de constater que sa plainte n’ai pu prospérer et qu’on lui demande de bien observer dès qu’il voit le mouvement autour de sa maison, d’appeler la police. Dans quel pays sommes-nous ?
Si on crée les conditions pour ne pas que la presse puisse exercer en Guinée librement et que les jeunes guinéens de par leurs talents arrivent à séduire les médias internationaux et ils ont de l’emploi, pourquoi encore les menacer ?
Nous ne devons pas nous asseoir, chacun de nous ici doit être les policiers de ces médias. Parce que si on tue la presse, ç’en ai fini de la démocratie dans notre pays. On pourrait dire au-revoir à la démocratie dans notre pays. Il est important que chacun de nous joue son rôle.
Aujourd’hui, le frère qui croupit en prison, Pendessa, cela doit nous montrer jusque où le CNRD est prêt à bâillonner définitivement la presse. C’est-à-dire, faire en sorte que nous nous retrouvions encore dans une dictature que nous avons connu dans le passé’’, s’est-il offusqué.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
