L’office de la protection du genre, de l’enfance et des mœurs de Mamou a présenté ce vendredi 19 janvier 2024, son bilan annuel 2023 à la presse. D’après le colonel Alpha Bangoura, chef de la brigade OPROGEM au commissariat central de Mamou, les efforts sont salutaires face au défis à relever.
Selon lui, du début de l’année 2023 jusqu’à la fin, l’OPROGEM de Mamou a fait pas mal de constats d’infractions. ‘’Donc, le bilan annuel courant 2023 est de 63 cas de toutes infractions de VBG. Maintenant, si on les synthétise, nous avons par exemple pour les cas de viols, on a enregistré 9 cas en 2023. Les cas de tentatives de viols, nous avions 3. Pour le mariage précoce, nous avions 3 cas. Le mariage forcé, nous avons 0 cas. Enlèvement d’enfants, nous avons enregistré 2 cas. Violences physiques sur mineures, nous avons enregistré 6 cas. Abandon d’enfants, nous avons reçu 15 cas. Attentat à la pudeur, nous avons reçu 1 cas. Abandon de nouveau-né, nous avons reçu 2 cas. Maltraitance sur mineur, nous avons reçu 3 cas. Ensuite, il y’a d’autres cas, tel que la migration illégale, enlèvement d’enfants. Grossesses non désirées, 2 cas.
Mais en tout, c’est 63 cas, comme je l’ai dit, si on se base sur toutes les catégories de VBG. Voici entre autres ce que L’OPROGEM de Mamou a enregistré courant 2023. Cette statistique, si nous la comparons à celle de l’année 2022, nous pouvons tirer comme conclusion, que l’année 2023, il y a eu moins de VBG à Mamou par rapport aux années antérieures. En 2022, le nombre était plus énorme. Je ne me rappelle pas, mais c’était quand-même plus de 140 et quelques cas’’, a-t-il dressé, avant d’évoquer certaines difficultés rencontrées par son service durant l’année 2023.

‘’D’abord, on a eu pas mal de difficultés dû aux pesanteurs sociaux. Souvent, les familles n’acceptent vraiment pas de venir montrer les cas. Ou bien, nous sommes tardivement informés des cas. C’est ce qui fait fuir les présumés auteurs. Il y a aussi des difficultés de dénonciations, malgré que c’est la dénonciation qui a porté fruit, mais ça manque aussi, parce que le taux de la dénonciation a un peu baissé courant 2023’’, a-t-il déclaré.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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