Selon nos informations, le gouvernement égyptien a engagé une vaste opération de chasse à l’homme contre les étrangers sans papiers vivant sur son territoire. Cette opération qui a démarré il y a des semaines, concerne tous les non égyptiens de toutes les nationalités confondues. Et depuis quelques semaines, les autorités ont déployé des agents des services de sécurité pour procéder au contrôle systématique des étrangers.
Selon une migrante guinéenne qui a réussi à contacter notre rédaction à travers l’un de nos reporters, cette situation est devenue dramatique pour de nombreux guinéens qui sont dans la situation irrégulière en Egypte. Elle a fait savoir qu’à date, plusieurs de nos compatriotes auraient été interpellés et placés en détention dans les différentes maisons d’arrêt. Ils sont coupé de tout contact avec leurs parents et connaissances.
D’autres qui auraient pu pour le moment échapper à cette interpellation, se trouveraient également dans les situations intenables. Notre interlocutrice qui serait actuellement confinée à la maison avec d’autres guinéens, n’aurait plus quoi à mettre dans le ventre depuis plus d’une semaine déjà. Elle nous a indiqué que les nourritures qu’ils avaient sont arrivé à l’épuisement et ils n’auraient aucune possibilité de sortir pour aller chercher à manger au risque de se faire arrêter par la police égyptienne.
A ce cela dit-elle, s’ajoute la psychose qu’ils ont au quotidien et des menaces d’arrestation qui planent sur leurs têtes. Voici entre autres situations dramatiques auxquelles les africains sans papiers notamment des guinéens sont en train de vivre sur le territoire égyptien. Pire, notre source a souligné que parmi eux, il y a plusieurs enfants dont les parents ne disposent pas de papiers. A en croire notre interlocutrice, si rien n’est fait de façon urgente, beaucoup d’entre eux pourraient évidemment se retrouver dans des situations beaucoup plus compliquées. C’est pour cette raison, dit-elle, elle lance cette alerte de détresse à l’État guinéen, pour qu’il prenne des dispositions urgentes pour leur rapatriement au pays, avant que le pire ne se produise.
‘’Nous sommes là confinés dans les maisons depuis plus d’une semaine. Personne ne sort personne, ne rentre. La police égyptienne sillonne les différents quartiers nuit et jour à la recherche des sans papiers. Nous sommes près de 10 personnes qui sont ensemble dans une maison ici. Les mangés qu’on avait sont presque finis et on ne peut pas sortir pour aller chercher à manger. Il y a des femmes ici qui ont des enfants de moins de 5 ans, de 10 ans et autres. Plus rien ne nous reste à la maison et on est exposés au risque de maladie grave si rien n’est fait.
Les autorités égyptiennes ont donné un ultimatum qui finit le 05 mars. Elles disent que tout sans papiers qui resterait sur leur territoire après cette date, sera traqué et jeté en prison. Ils ont dit que la police va rentrer jusqu’à dans les concessions pour retrouver les gens qui n’ont pas de papiers. Donc, nous sommes là dans une situation difficile et nous savons pas quoi faire. C’est pourquoi, je demande à l’État guinéen de nous venir au secours pour nous ramener au pays. On ne veut pas que le 05 mars nous trouve ici, sinon, ils vont nous arrêter et nous emprisonner. Colonel Mamadi n’a qu’à nous aider pour l’amour de Dieu. On n’a rien sur nous maintenant, il n’y a pas de manger, il n’y a pas d’argent pour retourner en Guinée. Donc, le gouvernement n’a qu’à venir nous prendre ici, sinon ils vont nous tuer’’, a-t-elle lancé
Cette guinéenne en détresse a aussi confié qu’après un ultimatum qui prend fin le 05 mars 2024, le gouvernement égyptien a annoncé que la police va procéder aux fouilles systématiques des maisons pour retrouver les sans papiers. Le gouvernement notamment le ministère des affaires étrangères et des guinéens établis à l’étranger est donc interpellé à agir vite, pour permettre à nos compatriotes de regagner leur pays, avant l’expiration de ce délai.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
