Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) vient de se prononcer sur la situation des travailleurs guinéens. Lansana Kouyaté a déploré le faible niveau du salaire minimum interprofessionnel garantie (SMIG), qui se situe aujourd’hui à 550 000 francs guinéen.
Pour l’ancien premier ministre guinéen, l’état actuel du SMIG ne permet pas aux travailleurs guinéens de vivre décemment.
‘’Quand j’ai dit ici qu’il faut penser à quelque chose qui n’est pas impossible, mais beaucoup ont trouvé que c’était exagéré. Quelle était cette chose? C’était dans une émission à Djoma, quand on m’a demandé à propos des salaires, j’ai dit que le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garantie) actuel en Guinée, c’était à l’époque à 440 000 francs guinéens, j’ai dit ce n’est vraiment pas de quoi l’on peut vivre. C’est le salaire minimum interprofessionnel garantie, c’est-à-dire, qui n’évolue que, quand le gouvernement décide. J’ai dit, il faut aller du concept de salaire minimum interprofessionnel garantie, le SMIG, au concept de salaire minimum interprofessionnel de croissance. Ce salaire minimum est adossé à quoi? Il est adossé à l’inflation, c’est-à-dire, à l’augmentation des prix et à la croissance du produit intérieur brut (PIB), ce sont les deux’’, a fait savoir le leader du PEDN, ajoutant qu’il est bien possible que le SMIG passe de 550 000 à 5 millions de francs guinéens.
‘’On m’a demandé à combien vous pensez? Je dis le SMIG doit être à 5 millions de francs guinéens. Les pessimistes, puisqu’il y en a en beaucoup en Guinée, croient que c’est impossible, c’est bien possible d’arriver à cela. Quand vous évaluez 5 millions de francs guinéens, ça fait 500 euros. Beaucoup de pays africains qui ont cru qu’ils peuvent, ont dépassé ça aujourd’hui. Demandez le SMIG au Botswana, à l’île Maurice, au Kenya, en Afrique du Sud et au Sénégal à côté, les plus bas sont à ce niveau. Nous, nous sommes à 550 000 francs guinéens, quand vous évaluez, ça fait 50 euros. Pensez-vous que c’est acceptable? C’est une sorte de montrer la pauvreté. Ce n’est pas de la démagogie, c’est faisable’’, a-t-il argué le week-end dernier, en marge de l’assemblée générale de sa formation politique.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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