Situé à 70km de la commune urbaine de Kindia, le district de foulakouda wolya, l’un des 13 de la commune urbaine, est aujourd’hui confronté à un manque criard d’infrastructures de base notamment de route, de poste de santé, d’eau potable, du courant électrique. Pire, même un signal du réseau téléphonique n’est visible.

Cette zone agricole par excellence, peine à transporter ces produits vers d’autres villes. Ce qui impacte la production de ces citoyens, mais aussi la fluidité et la mobilité de la circulation. Interrogé, le vice-président du district de wolya relate les maux dont souffrent ces concitoyens.
‘’Nous avons une école de trois classes pour un seul enseignant. Nous avons tout récemment eu une infirmière, mais nous n’avons pas de poste de santé, on boit l’eau de kelissi qui, malheureusement est sale, car les Bökhökés lavent leur or avec assez de boue qui descend dans le fleuve de kelissi qu’on boit. Nous demandons aux autorités de nous aider à ne plus boire cette eau impropre.
Nous n’avons pas de route. La dernière fois, c’est l’ancien maire de Kindia Dr Dramé qui a refait notre route. Depuis lors, nous n’avons jamais vu même une petite machine ici pour faire nos routes et cela fait 30 ans de cela’’, a déclaré N’fasousmane Soumah.

Prenant la parole, Mamy Bangoura, retrace le calvaire des femmes qui sont obligées de parcourir des kilomètres pour avoir de l’eau à la source.
‘’La source d’eau qui est proche de nous tari rapidement, mais aussi les enfants font la défection à l’air libre là-bas. Raison pour laquelle, nous sommes obligés de faire des kilomètres pour voir une source d’eau, afin de puiser de l’eau pour boire, préparer et se laver. Un autre problème nous préoccupe tellement, c’est la prise en charge des femmes enceinte par manque de poste de santé, mais également de route pour leurs évacuations vers Kindia ville’’, a-t-elle relevé.
Avec une population estimée à plus de 2.500 habitants pour une seule infirmière, le district de foulakouda wolya manque de poste de santé pour les soins de sa population.
‘’Quand je suis venue ici, c’est un Monsieur qui a donné sa maison. La maison aussi est presque gâtée. C’est là-bas que je passe la nuit et c’est là-bas que je travaille aussi. Vraiment, avec ça, je ne peux pas évoluer, surtout moi seul je ne peux rien car la population est trop. Franchement, je ne peux rien seul si on avait un poste de santé, je crois que les amis auront le courage de venir servir les citoyens. C’est de la pitié et courage de rester ici, pas de route ni de réseau téléphonique, ni de courant électrique’’, a déploré Gnanouma Camara, infirmière.
Selon Moussa Soumah, président de la jeunesse, le district de foulakouda wolya manque de tout en cette période du 21ème siècle. C’est pourquoi, il n’a pas manqué de lancer un appel à l’endroit des autorités de la transition.
‘’Nous lançons un appel aux autorités à tous les niveaux et les bonnes volontés de nous aider à avoir des enseignants pour enseigner les enfants, faire des routes, nous aider avoir le courant électrique et le réseau téléphonique, parce que nous volons voir ce qui ce passe de l’autre côté du monde et dans notre pays’’, a-t-il interpellé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
