Depuis un certain temps, les autorités de la transition et presse guinéenne ne soufflent pas dans la même trompette. Pour preuve, beaucoup de médias ont vu leurs fréquences brouillées, d’autres retirés des bouquets Canal+ et StarTimes pour des raisons de «sécurité nationale», selon le communiqué de la HAC.
Face à ces actes liberticides qui visent à museler la presse en Guinée, notre rédaction a eu un entretien téléphonique ce jeudi 14 décembre 2023 avec le leader du Parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD). Abdoulaye Kourouma a laissé entendre qu’il est contre le bâillonnement de la presse.
‘’Je suis contre le musèlement de la presse, je ne veux pas qu’on fasse taire la presse. Nous voulons une presse libre et indépendante. Nous sommes pour l’indépendance de la presse, mais ce qu’il faut retenir, c’est que beaucoup de médias ne sont en règle. Je me suis renseigné auprès des patrons de médias, pour leur demander qu’est-ce qui fait leur fragilité actuellement? J’ai compris que la plupart des médias ne sont pas à jour. La presse de façon générale doit plus de 6 milliards de francs guinéens à l’État. C’est ce qui fragilise les médias aujourd’hui. Ils attaquent un pouvoir, ils ne sont pas dans la légalité. Vous savez que vous n’êtes pas à jour, vous êtes en train de les critiquer, ils vont se servir de ça pour vous anéantir’’, a-t-il révélé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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