Depuis le retrait du Groupe Djoma médias du bouquet Canal+ il y a de cela plus de 48h, les réactions fusent de partout. Observateurs, patrons de médias, acteurs politiques et de la société civile, tous s’indignent face à cette décision exécutée sur injonction de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Après le syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), c’est l’union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) qui monte au créneau contre cette décision de la haute autorité de de la communication (HAC). Invité à se prononcer sur le sujet ce vendredi, Aboubacar Camara a déploré cette démarche, avant d’annoncer que l’institution dirigée par Boubacar Yacine Diallo n’a pas le droit de prendre une telle décision.
‘’Il faut dire que l’acte posé par la HAC, est un acte illégal. Là, il faudrait qu’on soit d’accord. La HAC n’a pas le droit même prétextant se camoufler derrière une espèce de disposition permettant d’éviter le pire. Ce n’est pas possible, parce que la loi L02 qui constitue la haute autorité de la communication est claire et la plie de disposition en sa possession concernant le dérapage. Lorsque ceci est constaté dans un média, par un journaliste ou par un média, les principes sont clairs et le travail de la HAC principe en amont et en premier ressort, de convoquer le média pour être confronté à la réalité des faits, après une décision suivra, qui sera notifiée comme ce fut le cas de Latif, comme ce fut le cas des deux journalistes d’évasion qui avaient été suspendus du groupe pendant 45 jours, donc, c’est ça la procédure.
Et la décision de la HAC, elle doit être publiée dans le journal officiel et elle doit diffusée dans les médias. Donc, à partir de tout ce que je viens de dire, vous conviendrez avec moi que la HAC est totalement passée à côté de la plaque’’, a déploré Aboubacar Camara.
Par ailleurs, il rappelle tout de même ce qu’est le travail de la HAC vis-à-vis des médias et journalistes au lieu de procéder ainsi. ‘’Il faut rappeler que la HAC est notre maison et elle a pour rôle, de protéger en avale les hommes de médias et les médias que nous constituons, et en amont, de veiller à ce que le travail que nous faisons en direction de la population, soit un travail consommable, qu’il ne soit pas un travail qui puisse aller dans le sens de dénaturer la réalité des faits, elle veille à cela. Donc, c’est de son obligation dans de telle situation, lorsque comme ce que l’ARPT est en train de faire subir aujourd’hui aux radios guinéennes, il appartenait à la HAC de rentrer dans l’histoire, en faisant sa déclaration, après avoir même pris la responsabilité sur elle d’envoyer une équipe auprès de l’ARPT, en vue d’avoir les contours de la situation et jusqu’à aujourd’hui, pas de réaction. Ça voudrait dire ceci est un silence coupable de l’ARPT, qui sait effectivement qu’elle est derrière ce qui est en train de ce passer’’, a-t-il fustigé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
