Pour lutter contre l’insécurité dans leur localité, les autorités de Tarambaly, une commune rurale située à 17km du chef-lieu de la préfecture de Labé, ont mis en place un comité de veille. Objectif : traquer les malfrats. Le samedi dernier, lors d’une patrouille nocturne, un jeune a été appréhendé en possession du chanvre indien et des armes blanches.
Après ce coup de filet, le sous-préfet de cette localité a autorisé l’emprisonnement du jeune au niveau de la police. Il a voulu au départ négocier avec les parents du présumé délinquant pour sa libération, rapporte notre correspondant régional.
En revanche, les camarades du mis en cause ont fait irruption dans ce poste de police et ont saccagé les lieux, avant de libérer le détenu. Interrogé, le sous-préfet de Tarambaly a confirmé cette information et avoué avoir négocié avec les parents du présumé délinquant, pour procéder à sa libération.
‘’Sous la demande des sages et de la jeunesse, j’ai appelé à une concertation. J’ai demandé aux chefs de districts et les chefs de secteurs de me fournir des éléments dans chaque secteur et dans chaque district, ils m’ont envoyé ces éléments avec lesquels on fait la patrouille dans notre sous-préfecture. Alors, dans la nuit du samedi, on a appréhendé un jeune nommé Mouctar qui détenait du chanvre indien et des armes blanches, je l’ai emprisonné ; et le matin, je l’ai autorisé d’informer ses parents. C’est ce qui fut fait. A 10h, j’ai reçu les parents du mis en cause, ils m’ont dis de les aider pour ne pas que je défère leur enfant, de s’entretenir ici et de se comprendre. Ils m’ont prié de revenir sur ma décision, moi également j’avais un rendez-vous à Labé, je suis allé là-bas.
A 16 heures, mes éléments qui sont au poste de police m’ont appelés pour me dire que celui qui est en prison, ses collègues sont venus défoncer la porte, cassés la fenêtre et ils l’ont sorti. Ils ont frappé un agent ici, et ils ont enlevé son béret et partis avec. A 17h, ses parents, je les ai fais savoir ce que les jeunes ont fait. Après, j’ai dit maintenant vous, vous restez là et vous allez essayer de retrouver vos enfants, avant que je ne vous libère. Ce qu’ils ont fait, c’est pire, tant que les enfants ne viennent pas, ils sont là. Ils sont là en garde à vue, on a passé la nuit ensemble’’, a fait savoir Mohamed Camara.
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que les auteurs de la destruction du poste de police sont encore en cavale. Quant aux parents du présumé délinquant, ils seraient toujours en garde à vue sur ordre du sous-préfet.
Depuis Labé, Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 628 176 349