Si la gestion des militaires à la tête des pays africains inquiète certains, ce n’est le cas chez d’autres. C’est le cas de Jules Damché, le porte-parole de la plateforme Mansa. Invité chez nos confrères d’Espace FM ce mercredi 22 novembre, dans l’émission « les grandes gueules », ce collaborateur du célèbre journaliste-chroniqueur camerounais Alain Foka, a livré sa lecture sur les coups d’Etat qui ont sécoué le continent ces dernières années.
Selon Jules Damché, les militaires sont les seuls qui ont le sens du patriotisme, dorment et se réveille avec le drapeau. Pour lui, la transition est une opportunité pour changer un pays. ‘’Prenez exemple sur le Rwanda qui est aujourd’hui un exemple en Afrique, c’est un militaire qui a changé, le Liberia c’était un militaire, le Ghana c’était un militaire.
Quand vous prenez aujourd’hui le Mali, après plusieurs années de présence des terroristes, il a fallu qu’un militaire vienne au pouvoir pour qu’aujourd’hui le Kidal soit libéré. Regardez le Ghana, avant que Rawlings ne fasse ce qu’il a fait, c’était des successions de Coups d’État. Mais si le gars est sérieux, et il boss sérieusement, il construit une vision, il met une manière de faire, on est sûr qu’on est sorti de cette spirale’’, a-t-il assuré.
Mieux, il pense que l’armée devrait être un pouvoir autonome en Afrique, au même titre que les autres. ‘’Sur la question des coups d’État, vous savez ce qui se passe? Que sont devenus nos armées ? On parle tous les jours de l’armée républicaine. Nos armées ont été privatisées par les dirigeants. Les gens ont l’impression que nos armées sont au service d’un homme et non au service de la République et non au service du peuple. A chaque fois qu’un dirigeant veut violer la constitution, veut s’éterniser au pouvoir, il fait appel à l’armée, pour pouvoir le faire et nous on dit non. Ce n’est possible, parce que justement, l’armée n’a pas un véritable rôle.
On veut que l’armée devienne aujourd’hui un véritable pouvoir autonome, un peu au même titre que le pouvoir judiciaire. On veut aussi que les militaires aient une forme d’autonomie. Il faudra qu’ils soient au-dessus de la mêlée, c’est eux qui ont le pouvoir du feux’’, a-t-il ajouté.
En écoutant le porte-parole du groupe Mansa tenir un tel discours, l’on se demande, si Alain Foka et sa bande, ne suivraient pas la tendance de la l’égalisation des putschs en Afrique.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
