Alpha Bayo, Coordinateur national de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG), était ce jeudi 16 novembre 2023, l’invité du jour de l’émission « ORLM » de nos confrères de Djoma médias. Au cours de son passage, cet acteur de la société civile guinéenne a livré son regard sur la conduite de la transition en cours en Guinée.
D’un regard critique, Alpha Bayo est bien conscient de ce qui se passera après la transition. C’est pourquoi, selon lui, sa structure a décidé de prendre ses responsabilités.
‘’Nous avons décidé de prendre notre responsabilité face à l’histoire, puisqu’après la transition, on sera jugés. Et c’est pourquoi d’ailleurs, il est de notre responsabilité de tirer la sonnette d’alarme, et moi je pense que le CNRD n’a aucun intérêt à ce qu’il y ait un glissement de calendrier, puisse qu’aujourd’hui, les partenaires refusent d’accompagner la Guinée dans le cadre du financement des activités du chronogramme et il y a des acteurs aussi qui sont membres du cadre de dialogue. Je pense qu’il faut qu’on se réveille, ça dort trop dans je cadre de dialogue’’, a-t-il indiqué.
Par ailleurs, il déplore l’absence des ténors de la classe politique au sein du cadre de dialogue. Il pense d’ailleurs que c’est cela qui empêche les lignes de bouger dans la conduite de la transition.
‘’Pratiquement, c’est que les partenaires souhaitent qu’il y ait des ténors politiques au sein du cadre de dialogue pour faire bouger les lignes. Je veux parler de l’UFDG, du RPG Arc-en-ciel, de l’UFR autour de la table. Cela fera bouger les lignes au niveau partenaires techniques et financiers dans le cadre de la mobilisation des ressources.
Le cadre de dialogue est purement inclusif, mais ce qui manque aujourd’hui à ce cadre de dialogue, sans ce voiler la face, c’est l’absence de ces ténors là qui fait que les lignes n’arrivent pas à bouger franchement. Pour faire bouger les lignes , on a fait une déclaration où on n’a pas fait que des dénominations, mais aussi des recommandations et j’avoue que l’équipe technique est en train vraiment de travailler pour des lettres de mission, puisque nous pensons que ça doit arriver à tous les niveaux, les facilitatrices, la primature, à la présidence au MATD ; et dans la communication, il y a des recommandations pertinentes que nous avons faites pour une sortie de crise et afin qu’on puisse aller vers l’essentiel’’, a-t-il asséné.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.