Après leur exfiltration de la maison centrale dans la nuit du 03 au 04 Novembre dernier, par un commando lourdement armé, selon la version des autorités, l’un des fugitifs reste pour le moment introuvable. Cependant, la tête de Claude Pivi est mise à prix par le Ministère de la Justice et des droits de l’homme.
Dans un communiqué, le Garde des sceaux Charles Alphonse Wright a déclaré que celui qui parviendra à retrouver Pivi, aura une récompense de 500 millions de francs guinéens. A Kindia, certains citoyens rencontrés, parlent d’un non événement. C’est le cas par exemple d’Ousmane Barry.
‘’Je crois que l’État n’est pas prêt à chercher Pivi, sinon, il ne s’agit pas de dire que celui qui retrouvera Pivi aura 500 millions. L’État a tous les moyens s’il s’agit de chercher une personne à travers les technologies et ces agents secrets. Mais dire que celui qui a 500 millions peut chercher, on peux dire cela, mais selon moi, l’État n’est pas prêt d’abord à retrouver Pivi’’, a-t-il indiqué.
Pour Kalidou Barry, le mieux est d’investir dans la sécurité, car selon lui, il serait impossible qu’un individu arrive à localiser le colonel Pivi.
‘’J’aurais voulu qu’on prenne les 500 millions pour investir au niveau de la sécurité. Surtout, je crois bien que ce n’est pas valable, ce n’est pas possible même, il faudrait que les citoyens puissent avoir une réflexion par rapport à ça, car ce n’est pas une bonne option. Vouloir dire qu’on va donner l’argent à quelqu’un qui va retrouver Claude Pivi, qu’est-ce qu’on a fait pour empêcher Pivi de s’évader à la maison centrale ?’’, s’est interrogé cet autre citoyen.
Selon Aboubacar Sidiki Camara, les citoyens doivent être vigilants et prendre des mesures en conséquence, face à cette situation.
‘’Tout ce que je pourrais dire à la population, c’est de faire attention, car si l’État n’a pas pu avoir la capacité de retrouver Claude Pivi, ce n’est nous les pauvres citoyens qui peuvent retrouver Pivi, parce que l’État a des moyens de faire tout pour lui retrouver, mais ce n’est pas à nous de chercher Pivi, c’est pas facile’’, a-t-il interpellé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
