Après l’évasion des détenus de haut rang à la maison centrale de Conakry, suite à l’opération commando dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 novembre 2023, un important dispositif sécuritaire est constaté dans toutes les maisons carcérales du pays. C’est le cas par exemple à Kindia, où un dispositif sécuritaire mixte composé de gendarmes, policiers et militaires a été mis en place, tout au long de la prison civile, qui, ces dernier temps, a connu de nombreux cas d’évasions.
Selon le constat fait par notre correspondant régional, plus de huit barrières sécuritaires sont actuellement mises en place pour des fins de contrôle physique des personnes qui passent dans ces différentes ruelles ou ayant accès à ladite prison civile. Également des pick-ups des gendarmes, des CMIS et des policiers sont déployés à chaque carrefour qui mène vers la prison.
Cet important dispositif sécuritaire ne reste pas sans conséquence sur les habitants de Sarakoleah, un quartier de la commune urbaine qui abrite la prison Civile. C’est le cas d’Ibrahima Baldé, citoyen qui raconte son calvaire depuis quelques jours.
‘’On t’interroge dès que tu bouges les pieds de passage sur ces ruelles. Présentement, pour aller acheter des condiments au marché urbain, il faut contourner ces barrières, sortir vers les autres ruelles du quartier, pour vaquer à ses besoins. Il y avait des barrières, mais pas comme ça’’, a-t-il indiqué la peur au ventre.
‘’Vraiment nous sommes très inquiets aujourd’hui vu ce dispositif sécuritaire mis en place ici, parce que c’est la route qu’on emprunte pour rallier la ville, mais tout est barricadé. Actuellement, pour passer à la prison Civile, les agents de sécurité interrogent les piétons, les conducteurs d’engins roulants. Nous sommes obligés de contourner, afin d’être au centre ville’’, a-t-il ajouté.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
