Devenues très récurrentes ces derniers temps dans la préfecture de Mamou, les cas d’attaques à main armée semblent prendre une nouvelle dynamique. Après celle d’hier mercredi à Soyah, une des sous-préfecture de Mamou, un autre vient de se produire sur la nationale Kindia-Mamou où, les coupeurs de route on réussit à intercepter plusieurs objets de valeurs des passagers.
A encore Cheick Tidiane Kouyaté, une des victimes de cette attaque armée, qui est revenu sur leur mésaventure, les assaillants ont réussi à emporter plusieurs objets de valeurs.
‘’C’était aux environs de 11h 30 qu’on a bougé de Gonbonyah, c’est une gare routière. C’est là-bas d’ailleurs où, le chauffeur et moi, on a pris les passagers, on est venus jusqu’à la sortie de Kindia, l’endroit qu’on appelle Guèmèyiré.
Après quelque chose de 8 kilomètres, les assaillants sont sortis derrière nous sur deux motos en nous disant : arrêtez-vous ! arrêtez-vous ! vous avez la drogue ! arrêtez-vous ! vous avez du tramadol ! Bon, le chauffeur n’a pas compris, automatiquement on s’est arrêtés. Mais nous on croyait que c’étaient des militaires alors que ce n’étaient pas le cas. Maintenant, ils ont bousculé le chauffeur, ils sont venus de l’autre côté. C’est ainsi celui qui était venu s’asseoir du côté du chauffeur, a pris le volant, il nous a conduit un peu devant quelque part là-bas, là où on appelle Guèmèyiré, c’est là-bas où il y a le concasseur. Arrivés là-bas, on nous a dit de nous coucher à terre. Ce que j’ai remarqué avec eux, ils avaient deux PMAK et deux pistolets aussi.
Moi maintenant j’ai dit aux gens avec le rapport de force, couchons nous, ne faites rien, la vie est plus que tout ce qu’on a comme ça. On s’est couchés pendant deux heures de temps, ils nous ont fouillés, moi-même ils ont enlevé mon pantalon, que je suis un militaire, j’ai répondu que je ne suis pas un militaire, après ils ont fouillé les femmes aussi, on les a touchés un peu partout, ils voulaient même violer ces femmes là, mais devant nous, ils ont hésité. Après ils ont pris le taxi, ils sont partis débarquer les marchandises. Deux heures de temps après, ils sont revenus. Ils s’appelaient maintenant, c’est bon, c’est bon, au téléphone. C’est ainsi, on nous a libérés en nous disant de retourner là où nous avons quitté. Que si nous les suivons, ils vont nous tuer tous! Ici maintenant en Guinée, chacun fait ce qu’il veut. Tout le monde cherche pour lui. Le pays est commandé, c’est comme ça maintenant », a-t-il raconté à notre correspondant basé dans la région.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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