En prélude à la campagne de vaccination contre la poliomyélite prévue du 27 au 30 octobre prochain, la Direction Préfectorale de la santé et de l’hygiène publique de Kissidougou, a organisé une série de formations à l’intention de tous les acteurs impliqués dans ce processus.

Après les cadres du District sanitaire, les chefs des centres de santé et les mobilisateurs sociaux, c’était au tour des professionnels de médias d’être largement informés autour de la polio et d’être clairement orientés sur le plan de communication mis en place pour la réussite de ce programme de riposte.
Cette réunion d’information qui s’est tenue dans l’après-midi de ce mardi 24 octobre 2023 dans la salle de réunion de la Direction Préfectorale de la Santé, a connu la mobilisation d’une vingtaine de participants venus des différents médias de la place. Dans la salle, les deux animateurs ont, à travers la projection, éclairé la religion des participants respectivement sur la connaissance générale de la poliomyélite et les méthodes de communication à adopter pendant la campagne de vaccination.
Au sortir de cette réunion, l’animateur Docteur Ibrahim Traoré, le chargé de la planification, la formation et la recherche à la DPS de Kissidougou, nous parle de la poliomyélite.

‘’Retenez que la polio est une maladie très grave qui est un souci de santé publique chez nous en Guinée. Elle est incurable et la paralysie est irréversible. C’est pourquoi, dans les centres de santé, la poliomyélite est prise en compte lors des vaccinations de routine. Donc, le Ministère de la santé et ses partenaires font tout leur possible pour éradiquer cette maladie qui ne peut être combattue que par l’administration des BPO et des BPI aux enfants de 0 à 5 ans, au cours des campagnes de vaccination’’, a-t-il affirmé.
De son côté, Mamady Mansaré, le chargé de communication auprès de la DPS de Kissidougou, est convaincu que les médias doivent être placés au centre du combat contre la polio.

‘’Je suis satisfait d’avoir échangé avec les professionnels de médias qui nous ont toujours accompagné, lors des épidémies que notre pays a connues. Donc, c’est la première fois de les rencontrer directement. Vous savez que la communication dans le domaine de la santé est très sensible. C’est pourquoi, nous avons réunis ces journalistes pour nous aider à vaincre tous les obstacles qui nous fatiguent tels que les rumeurs, la désinformation, les cas de refus ou les cas de réticence. En tout cas, ces hommes de médias nous ont rassurés qu’ils sont prêts à jouer leurs rôles dans ce combat’’, a-t-il souligné.
Du côté des participants, cette démarche de la DPS est appréciée, mais elle doit être accompagnée par les moyens. C’est ce que pense Ansoumane Mory Mara, communicant digital et journaliste de profession.

‘’Personnellement, cette séance de travail m’a permis d’apprendre beaucoup sur les objectifs de cette campagne de vaccination et sur la maladie elle-même. Les modules ont été bien expliqués et je crois que les uns et les autres sont suffisamment édifiés sur la campagne. Donc, au retour, c’est de relayer amplement ces informations à l’endroit des populations dans les langues du terroir. Mais il faudrait que les différents médias soient dotés de moyens pour réussir cette mission liée à la communication. En tout cas, la santé c’est l’affaire de tous, nous les hommes de médias aussi nous venons des communautés, nous venons des familles. Donc, nous sommes obligés de nous associer à ce processus’’, a-t-il déclaré.
Par ailleurs, la Direction Préfectorale de la santé et de l’hygiène publique de Kissidougou entend élargir cette série de formations à d’autres couches socioprofessionnelles d’ici le début de la campagne de vaccination.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.