Les nouvelles ne sont pas bonnes. La société Bel Air Mining traverse un douloureux moment, le pire, d’ailleurs, de son existence depuis son installation en Guinée. Les ennuis se succèdent et le ciel semble s’écrouler sur la tête de cette société, qui depuis le début de cette année fait face à plusieurs difficultés qui menacent, même, son existence.
Victime de chantage, de dénonciations de la part d’un ex collaborateur, dispensé, en août dernier, via un courrier de la société, de toute activité en son sein, d’autres difficultés sont apparues. Un accident survenu en haute mer a occasionné le payement des pénalités qui s’èlévent à plus de 60 milliards de francs guinéens. Et ce n’est pas tout: On apprend d’une source interne que le fonds d’investissement découragé par la succession de malheurs menace de se reriter. Une telle éventualité funeste laisse présager la faillite certaine de l’entreprise en conséquence, une perte séche d’emplois : 700 emplois directs et plus de 1000 indirects qui bénéficient aux Guinéens, massivement représentés.
La vendetta personnelle d’un homme fâché avec une société où il a travaillé pendant 7 années durant, successivement comme conseiller juridique et conformité, DGA, n’est pas étrangère à tout ce branle-bas. Car ce sont bien des actes de dénonciations de l’ex-collaborateur, les cabales montées par lui en guise de représailles qui expliquent en grande partie les ennuis en série de Bel air Mining.
L’autre mauvaise nouvelle, c’est le placement en garde à vue, c’est le placement en garde à vue, hier lundi 23 octobre 2023, de Karim El Ghawi, ex Directeur Général Executif, déjà remercié par la société, il y a de cela quelques mois. Son audition s’est déroulée à la DCIJ-GN, de 20h à 23h. Avant ce coup de tonnerre, ses documents de voyage avait été retirés. L’on se demande ce qu’on pourrait lui reprocher au point de le priver de ses droits et de le soumettre à des restrictions drastiques.
Mais la question que l’on se pose, que reproche-t-on à Karim El Ghawi? Alors qu’au moment des faits reprochés à Bel Air Mining, il n’était pas en fonction. Lui qui a cessé toute activité au sein de la société peut-il être inquité pour des faits présumés sur la base de simples dénonciations, alors que la période incriminée, il n’était nullement lié à Bel Air Mining ?
Les poursuites à la pelle et les menaces à n’en pas finir seraient des motifs qui expliquent la menace de quitter du fonds d’investissement de la société.
Malgré toutes les garanties de représentativité offertes et sa volonté de continuer à payer les pénalités imposées, la société Bel Air Mining peine à retrouver toute confiance juridique et sécuritaire de l’État auquel cela revient.
Difficile, pour Bel Air Mining de tenir dans un environnement où la sécurité de l’investissement privé n’est pas garanti, le climat des affaire se dégrade.
Va-t-elle mettre la clé sous la porte?
Wait and see!
Lerevelateur224.com.