Dans la soirée du vendredi dernier, le Procureur Spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a requis l’interdiction à 34 Directeurs des Affaires Financières de plusieurs départements et structures de l’État. Au lendemain de cette interdiction, l’ancien ministre du Commerce et membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel s’est prononcé sur cette décision du parquet spécial de la CRIEF. Pour Marc Yombouno, c’est une bonne, mais il estime qu’il faut tout de même attendre de voir la suite.
« Nous nous avons toujours dit que ce qui a été mis sur les cadres du RPG ARC-EN-CIEL était un gros mensonge. Le temps nous a donné raison et aujourd’hui les masques sont tombés. On ne peut pas mettre des pères de familles en prison pendant dix-huit mois sans preuve. Maintenant si c’est aujourd’hui qu’on décide que cette machine va contrôler les finances de l’administration, c’est une bonne chose mais attendons de voir. Pourquoi attendre ? Puisqu’aujourd’hui, la CRIEF est un instrument qui existait depuis longtemps. Mais avec une autre dénomination dans d’autres institutions judiciaires. Est-ce que c’est seulement après le 05 septembre 2021 qu’on a commencé les audits ou condamnations des cadres qui ont détourné ? On en a vu. Si on a fait une juridiction spéciale, ça ne devrait pas seulement se limiter aux cadres du RPG ARC-EN-CIEL, même les fonctionnaires, il y’a aussi les opérateurs économiques qui ont eu beaucoup de choses à faire. Il faut questionner tout ça, parcequ’au-delà d’un milliard selon la CRIEF, tout doit être contrôlé », a-t-il déclaré
Facinet Camara