Le président du parti UDRG s’est prononcé ce vendredi, 20 octobre 2023, sur l’évolution de la transition en Guinée. Bah Oury qui s’exprimait chez nos confrères d’Espace FM, a donné son avis par rapport à ce qui est en train d’être fait pour le retour à l’ordre constitutionnel dans le délai des 24 mois.
Dans son intervention, le leader de l’UDRG a déclaré qu’il est prématuré de parler de glissement de calendrier. Pour lui, ce qui est essentiel à date, c’est d’accélérer les pas, afin de rattraper le temps perdu.
‘’C’est prématuré encore pour aller dans cette direction. Ce qui est plus essentiel dans la phase actuelle c’est d’accélérer le pas. Donc, si on veut bien faire, si on est proactifs, on peut rattraper le temps perdu. Et par la suite, le processus de référendum, des élections communales, des élections législatives et des présidentielles, il y aura des possibilités, pourquoi pas s’il y a un temps de coupler éventuellement les communales et les législatives. Donc, cela veut dire que dans la phase actuelle, le mieux essentiel, c’est l’obtention du fichier électoral permettant d’enclencher les restes du processus. Et c’est à ce niveau là, on attend la réaction gouvernementale. Considérant que le RGPH4 suit sa route, considérons que le RAVEC est en partie entamé, mais ce n’est pas fini, ça mérite d’être généralisé aussi bien dans les milieux ruraux qu’à l’étranger. C’est à partir de là que le fichier électoral va être établi, quand on n’a pas ça, on ne peut pas faire le reste. L’avant-projet constitutionnel est déjà pratiquement terminé. Donc, c’est pour vous dire qu’il faut que nous terminions avec le RAVEC et le fichier électoral. On est au mois d’octobre 2023, des accélérations peuvent être faites. Il faut que de ce point de vue, que la volonté politique soit réaffirmée et que ça soit nette et claire, il faut qu’on soit dans le délai. Et ça, je pense que les autorités actuelles peuvent le faire en montrant une détermination et une volonté d’aller dans cette direction’’, a-t-il déclaré.
Bah Oury pense qu’il est encore possible de respecter le délai, s’il y a la volonté politique. C’est pourquoi, il s’est dit confiant que les autorités guinéennes ne vont pas s’évertuer à jouer avec le feu par rapport au processus de retour à l’ordre constitutionnel.
‘’Les autorités guinéennes se sont engagées aux yeux du peuple de Guinée, aux yeux de la communauté régionale et de la communauté internationale, de mettre en œuvre le chronogramme dans un délai imparti. Et de part et d’autre, il y a des promesses d’engagement qui ont été formulées. En ce qui concerne la Guinée, les autorités guinéennes sont responsables de la dynamique et le sort du processus politique dans notre pays, et sont conscients de la nécessité d’assurer la stabilité et la cohésion nationale. Donc, le retour à l’ordre constitutionnel est un élément constitutif de cette stabilité et de ce renforcement de la cohésion nationale. Je suis sûr qu’ils sont suffisamment imprégnés de cela. Donc, ils ne vont pas s’amuser à jouer avec le feu par rapport à ces questions qui ont perturbé et qui ont causé de sérieux dommages par le passé à notre pays’’, a indiqué l’ancien ministre de la réconciliation nationale.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.