Depuis sa nomination à la tête de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le Directeur général Bakary Sylla et son équipe ont engagé plusieurs réformes au sein de cette structure relevant du Ministère du Travail et de la Fonction Publique.
Selon le premier responsable de la CNSS, ces réformes et la prise de conscience des employé, ont permis à ce jour d’augmenter le chiffre d’immatriculation des travailleurs à la Caisse. Cela été rendu possible grâce au dynamisme de la nouvelle équipe dirigeante.
‘’Il y a de plus en plus de demandes. Il y a un certain nombre de demandes qui nous viennent régulièrement. Le chiffre du nombre d’abonnés ne fait qu’augmenter. Pourquoi ? Parce que le citoyen est en train de prendre conscience de ses droits aujourd’hui. Si son employeur refuse de l’immatriculer, nous sommes alertés d’une manière ou d’une autre et nous déclenchons un contrôle sur place. Dès lors qu’on envoie un contrôleur, croyez-moi, l’immatriculation s’en suit et le paiement suit aussi’’, a indiqué Bakary Sylla chez nos confrères de la télévision nationale, qui a d’ailleurs fait remarquer qu’ils font un travail de pédagogie, pour amener les employeurs à faire immatriculer leurs travailleurs à la Caisse nationale de sécurité sociale. En ce qui concerne les entreprises affiliées, sa structure dispose des instruments qui leur permettent de contraindre les employeurs à payer leurs cotisations.
‘’Pour les travailleurs qui ne sont pas immatriculés, nous ne pouvons pas pour l’instant les obliger, ça, on fait de la pédagogie. Mais pour les entreprises qui sont nettement affiliées chez nous, nous les envoyons un avis de débit informant que vous n’avez pas payé telle échéance. Ça fait 10 mois que vous n’avez pas payé etc. Nous récapitulons tout ce montant, on met ça sur une forme juridique. Une procédure juridique qui démarre dès lors que nous engageons un avis de débit. Au bout de 15 jours, s’il n’y a aucune réponse, nous envoyons une mise en demeure. S’il n’y a pas de réponse au bout de 15 jours, c’est là où entre la force de coercition. La force de coercition, c’est le recouvrement forcé. Le recouvrement forcé va jusqu’à écrire au président du tribunal du travail qui peut aller jusqu’à contraindre l’employeur à payer intégralement avec des pénalités de majorations l’ensemble des cotisations’’, a souligné le DG de la CNSS.
Par ailleurs, Bakary Sylla a indiqué que l’une des innovations de son équipe, c’est la digitalisation du paiement des cotisations. Ainsi, il a profité de son passage dans cette émission à la télévision nationale, pour inviter les employés et employeurs à ne pas payer les cotisations par l’argent espèces. Le Directeur général a fait savoir qu’il y a des moyens conventionnels par lesquels, il faut passer pour payer les cotisations, tels que le virement, le dépôt dans les comptes bancaires.
‘’Je profite pour dire aux employés ou aux employeurs, n’accepter pas de payer aucun franc en cash. Vous avez les moyens conventionnels. Les moyens conventionnels c’est quoi ? Ce sont les virements, ce sont les dépôts dans les comptes bancaires de la Caisse. Les comptes bancaires de CNSS sont listés, ils sont connus, libellés au nom de la Caisse nationale de sécurité sociale, non pas la CNSS. Donc, par virement, par chèque ou par dépôt en compte de la Caisse nationale de sécurité sociale’’, a lancé M. Sylla.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.