‘’Plus d’arriérés de salaires’’, ‘’plus de primes d’incitation’’, voici la proposition des enseignants contractuels de Guinée à l’Etat, en contrepartie de leur intégration à la fonction publique sans concours. Cette nouvelle a été annoncée le vendredi 13 octobre dernier, à l’issue d’une rencontre entre les syndicats de l’éducation, la coordination nationale des enseignants contractuels et les ministres sectoriels.
Réagissant suite à cette décision qui semble être très mal négociée aux yeux de certains contractuels du pays, Tidiane Barry, le coordinateur préfectorale des enseignants contractuels communaux de Mamou, n’est pas passé par quatre chemins pour clarifier sa position.
‘’C’est une proposition que nous avons eu à faire avec l’État. Je sais qu’il n’y aurait pas d’unanimité. Mais aujourd’hui, 90% des enseignants contractuels de Guinée sont favorables à l’intégration à la fonction publique et qu’on renonce aux arriérés de salaires par patriotisme. Parce qu’on sait que les enfants ne sont pas sur le chemin de l’école. Mais il y aura une mesure d’accompagnement. Ce n’est pas seulement reprendre le chemin de l’école, l’Etat va donner quelque chose pour permettre aux gens de reprendre le chemin de l’école là il faut que je sois clair!
Maintenant, pour les enseignants contractuels de Mamou, nous avons dit à tout le monde de rester à la maison jusqu’à ce que l’État prenne notre situation en mains. Si nous avons eu la bonne foi de céder à plusieurs points de nos revendications après plusieurs mois d’attentes désespérées et une manipulation à notre égard, je pense que il est temps d’en finir avec cette situation qui ne fait que perdurer. Je vous assure, certains parmi nous ici à Mamou ont très mal avec ce problème. Donc, l’État aussi avec tous nos cris de cœurs, doit manifester la même bonne foi, pour nous engager, sans aucune forme de concours à la fonction publique. Puisque vous-même vous le savez que les contractuels sont des patriotes qui aiment ce pays, qui aiment l’école guinéenne et qui aiment l’avenir des élèves.
Donc, pour finir, nous renonçons à nos arriérés de salaires et à nos primes, pour être uniquement engagés à la fonction publique’’, a souligné Tidiane Barry.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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