Le syndicat national de l’éducation (SNE) multiplie les efforts, afin d’œuvrer pour la régularisation de la situation des enseignants contractuels communaux. Dans une interview accordée à notre rédaction, le secrétaire général du SNE a dépeint la situation.
Dans sa prise de parole, Michel Pépé Balamou a évoqué les difficultés auxquelles les enseignants contractuels sont confrontés, à quelques jours de la rentrée scolaire 2023-2024.
‘’La situation des enseignants contractuels est une catastrophe humanitaire, à laquelle, il faut apporter une urgence humanitaire, puisque faire travailler des gens pendant neufs (9) mois, en ne les payant que trois (3) mois, au jour d’aujourd’hui, beaucoup d’enseignants contractuels sont décédés. Et aujourd’hui, parler de l’ouverture des classes, sans parler des arriérés de salaires, c’est de les envoyer à l’abattoir, puisque ce sont des pères de familles qui ont des dépenses et des loyers à payer’’, a-t-il fustigé.
Plus loin, le secrétaire général du syndicat national de l’éducation s’est dit favorable à un paiement graduelle des arriérés de salaires des enseignants contractuels. Il souhaite par ailleurs que ce paiement soit plus conséquent, afin de permettre aux enseignants contractuels d’éponger leurs dettes.
‘’Nous avons fait des plaidoyers auprès du gouvernement, qui, par la voix du premier ministre, s’est engagé à payer graduellement les arriérés de salaires des enseignants contractuels. Nous, nous avons dit que nous ne sommes pas opposés à un paiement, mais il faudrait que ce paiement soit conséquent, une somme qui pourrait leur permettre de laisser quelque chose en familles, d’éponger les dettes, d’avoir un nouvel équilibre mental pour aller donner les cours’’, a-t-il laissé entendre.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com.
