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L’an 2 du CNRD : Réactions croisées des acteurs sociopolitiques basés à Kankan (Reportage)

4 septembre 2023

Le 5 septembre 2021, marquait le début d’une nouvelle transition en Guinée. Cela va faire presque deux (2) ans, que la Guinée est sous l’égide d’une junte militaire, dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya.

Le Professeur Alpha Condé, autrefois apprécié, voir même persona non grata par de nombreux guinéens et capable de rassembler les foules, avait perdu sa popularité dans la matinée du Dimanche 05 septembre 2021, dans un pays où, il avait dévoué sa vie à améliorer la dignité et le bien-être de ses concitoyens en les sortant des difficultés.

Ce coup d’État militaire dirigé par le Colonel Mamadi Doumbouya, à l’époque commandant de l’unité des forces spéciales, a renversé l’ancien président Condé, qui briguait un troisième mandat controversé, contre vents et marées en République de Guinée.

À son arrivée au pouvoir, le Colonel Doumbouya, dès ces premières prises de parole à la télévision nationale, a fait plusieurs promesses, notamment le retour à l’ordre constitutionnel, la lutte contre la corruption, la gabegie financière, et la continuité des projets d’infrastructures initiés sous le précédent régime. Parmi toutes ces promesses, les plus célèbres ont été « la justice sera la boussole qui orientera tous les guinéens », « on fera l’amour à la Guinée ». Deux ans plus tard, qu’en est-il de ces promesses ?

Ce qui n’avait ému personne il y a deux ans, dans l’euphorie du changement, suscite maintenant le remords et la désillusion. Curieuse de savoir comment ces deux ans de règne sont appréciés par les citoyens, notre correspondante régionale, a interrogé plus d’un sur les points forts et les points faibles qui ont caractérisé ces 2 ans de la gouvernance du CNRD. Divers acteurs sociopolitiques de la région de Kankan ont évalué et commenté ce bilan.

D’abord, Sory Sanoh, membre du parti RPG-Arc-en-ciel, estime que la plupart des promesses n’ont pas été tenues. Il reconnaît des points positifs tels que la récupération des biens de l’État et la continuation des projets d’infrastructures.

‘’Le colonel Mamadi Doumbouya, à son arrivée au pouvoir, a fait assez de promesses. Mais la plupart pour ne pas dire presque rien n’a été tenue. Néanmoins, on pourrait apprécier la récupération des domaines de l’Etat, le respect des accords internationaux signés et la continuation des travaux d’infrastructures routières et portuaires initiés sous le règne du président Alpha Condé. A cela, il faut ajouter l’organisation du procès du 28 septembre 2009. Mais en termes de points négatifs, il y a tout d’abord la violation de la charte de la transition élaborée unilatéralement et imposée. On a aussi la détention prolongée de certains acteurs politiques et administratifs. Parmi les dix activités citées pour le retour à l’ordre constitutionnel, même pas une seule n’a été entamée en 2 ans. La criminalité est devenue grandissante. Il y a trop de crime bien que ce soit des militaires au pouvoir. L’administration, ce n’est pas parce que nous, nous avons été débarqués, mais beaucoup d’agents expérimentés ont été mis à la retraite. En plus, depuis leur arrivée, on a tout fait mais impossible de connaître la liste complète des membres du CNRD, aucun de ces gens qui nous gouvernent, n’a jamais accepté de faire la déclaration de leurs biens avant sa prise de fonction. Mais le peuple constate la sortie de terre de certains buildings notamment à Kankan ici. En gros, si vous vous attaquez aux autres et que vous retombez dans les mêmes travers qu’eux, l’histoire finira par vous rattraper’’, a-t-il dressé.

De son côté, Antoine Dôgbô Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG, a exprimé des préoccupations concernant la justice en Guinée.

‘’Sur le plan judiciaire, eux-mêmes (les magistrats), ils avaient fait leur mea-culpa quand ils ont dit au Président Mamadi Doumbouya : « nous étions sous contrainte ». Mais en réalité, cette boussole, est-ce le nord ou le sud ? Sinon, tous ceux qui ont travaillé à l’époque d’Alpha Condé ont commis des malversations financières. Pourquoi la poursuite judiciaire est-elle sélective ? Nous voyons les immeubles qui sont là, ces personnes ne sont pas inquiétées. Ce sont quelques-uns du passé qu’on a appréhendés… on est en train de jouer pour la galerie. Il n’y a pas de dialogue politique. Ce sont ceux-là qui veulent s’associer au CNRD et disent tout va bien’’, assure-t-il.

Sékouba Traoré, coordinateur régional de la société civile, (MAOG) note des réformes dans les forces armées et la fonction publique, mais déplore l’insécurité croissante, notamment dans la région de Kankan, et l’iniquité dans la répartition des recettes de l’État.

‘’D’abord, il y a eu assez de réformes notamment dans le secteur des forces armées, l’assainissement et le rajeunissement du fichier de la fonction publique. L’élaboration de l’agenda de la transition même si de ce côté, force est de constater que les choses retardent. Aujourd’hui, l’administration est contrôlée, mais tout n’est pas rose. Sans hésiter, il faut le dire, nous sommes à tombeau ouvert face au niveau d’insécurité qui prévaut dans ce pays et notamment dans la région de Kankan ici. Nous ne sommes nullement en sécurité et nous sommes en nombre très réduit des agents des services de sécurité. Des maisons centrales sont attaquées en plein midi. Il y a aussi certains ministres sincèrement, surtout qui sont originaires de Kankan, même si je vais citer de nom, qui ne sont pas du tout à la hauteur et qui sont médiocres. En matière de justice, il faut aussi que les manifestants pros et anti CNRD soient traités équitablement. Un plaidoyer ne peut en aucun cas faire fléchir une procédure judiciaire comme nous le constatons ici à Kankan ’, a-t-il déploré.

Pour sa part, Cissé Sékou Aicha, activiste de la société civile, met en avant les avancées dans les infrastructures, la création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), mais critique l’inégalité de répartition des recettes et les promesses non tenues.

‘’Moi je pense que l’un des points majeurs de cette transition, en 2 ans, ce sont les avancées significatives des réalisations qui sont en train d’être faites au niveau de Conakry. Et les grands chantiers qui ont été entamés y compris la réfection de la route Kankan-Conakry qui est a été un ouf de soulagement pour bon nombre de citoyens de la Guinée et de la sous-région. Il y a aussi des reformes que le CNRD est en train de réaliser au niveau de l’administration, mais également la création de la cour de répression des infractions économique et financière (CRIEF) qui est en train aujourd’hui de gérer un certain nombre de dossiers. Il faut dire que dans ce secteur, on a vue une avancée. En plus, l’une des choses à saluer aujourd’hui, c’est l’aspect de la communication, parce que qui parle de la bonne gestion, parle de la communication, au jour d’aujourd’hui, c’est une question de redevabilité qui est assigné à tout les ministres afin de prendre la parole pour parler de son bilan. Mais du coté négatif, il faut noter l’inégalité dans la répartition des recettes de l’Etat. Le plus souvent, 80% de ces recettes sont utilisées à Conakry qui ne comptent que 20% de cette population, les villes de l’intérieur du pays ne sont pas en comptes dans les activités que le CNRD réalise. Il y a eu beaucoup de chantiers annoncés à leur arrivée au pouvoir, mais qui n’ont jamais vu le jour notamment la ville de Kérouané qui, depuis l’indépendance, n’a pas bénéficié de sa première couche de bitume alors qu’ils l’avaient annoncé. Il y a beaucoup plus de défaillance aujourd’hui par apport aux actions et aux promesses faites. Le CNRD et les membres de son gouvernement ne sont pas dans la dynamique de tenir leurs promesses. Dans l’octroi des marchés aux entreprises, ce sont les entrepreneurs locaux qui bénéficient au détriment des autres’’, a-t-il fait observer.

Pourtant, Adama Kourouma coordinateur régional du MPDG à Kankan, apprécie les infrastructures en cours, notamment à Conakry, et la réforme judiciaire. Sauf qu’il exprime des préoccupations concernant le respect de la démocratie, l’interdiction des manifestations, et l’insécurité grandissante.

‘’Nous pensons que des infrastructures sont en train d’être mises en place. Actuellement, la capitale Conakry est en chantier. A Kankan, certaines routes sont en cours de bitumage, à Senkèfara d’être fait notamment la route de Cimenterie et Kankan-Koura. Ils font le maximum en matière d’infrastructures. Sincèrement, s’il y a un domaine qui a beaucoup bougé aussi c’est la justice. Avec l’organisation du procès de 28 septembre 2009. Et pour une toute première fois, nous guinéens, avons vu un ministre comparaitre devant les magistrats. Mais ils restent beaucoup à faire. Le système éducatif est en mal. On a l’impression que le Ministre que nous avons est un ministre des examens. Des acteurs politiques sont emprisonnés sans jugement aussi, sans compter le fait que le panier de la ménagère est chère’’, argue-t-il.

Même son de cloche chez Amadou secteur Barry, président du parti politique Union Patriotique Démocratie en Guinée et un opérateur économique très reconnu à Kankan.

‘’J’apprécie les infrastructures routières. Les reformes de l’institution judiciaire qui s’illustrent par la comparution du Ministre lui-même devant les juges, cela m’a beaucoup impressionné. Du point de vue négatif, d’abord, le non-respect des principes de la démocratie, l’interdiction des manifestations. Ensuite, il y a la famine, l’insécurité bat son plein en Guinée, il y a des attaques partout’’, fulmine-t-il, alors que Mamady Kansan Doumbouya, directeur régional de l’information, et de la communication de la région de Kankan et de Faranah, met en avant des réalisations telles que la mise à la retraite de fonctionnaires fictifs, la réforme judiciaire, et la récupération des biens de l’État, tout en reconnaissant des problèmes dans le système éducatif et l’organisation du commerce.

‘’Dès sa prise du pouvoir, il a eu la mise à la retraite d’un important nombre civile et militaire. Les assises nationales entre les différentes corporations. La maitrise du taux de l’inflation. Sans oublier l’assainissement continue du fichier de fonction publique qui a permis de déceler plus de 1000 fonctionnaires fictifs. L’interconnexion électrique de N’zérékoré. La reforme de la justice, surtout la mise en place de la CRIEF. Il y a aussi la récupération des domaines de l’Etat. L’immersion gouvernementale, la revue des infrastructures routières, la pose de la première pierre pour l’extension de certains aérodromes, la réalisation du pont sur le fleuve Niandan, la redynamisation de la filière cotonnière, la construction des centres de Santé améliorés. Mais, il faut avoir le courage de le dire, le système éducatif guinéen est à terre. Le constat révèle que sur le plan sanitaire, il n’y a pas de suivi au niveau des personnels soignants, le commerce n’est pas organisé, tout le monde impose son prix’’, a indiqué M. Doumbouya.

Quant à la notabilité de Kankan, elle a préféré décliné notre demande d’interview sur les deux années de la présidence du Colonel Mamadi Doumbouya.

Depuis Kankan, Gnama Kaba, pour Lerevelateur224.com.

(+224) 625 245 635

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