Suite à la suspension de deux magistrats par le Garde des Sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, l’association des magistrats de Guinée a déclenché une grève. Celle-ci continue de faire effet dans les différents cours et tribunaux du pays. Ce Jeudi, 24 août 2023, l’organisation Guinéenne de défense des droits humains (OGDH) a exprimé ses inquiétudes sur les conséquences de ce débrayage sur les droits des détenus.
Interrogé, le chargé de communication de l’OGDH parle d’une situation très préoccupante, dans la mesure où, selon Alseny Sall, nous sommes en période de vacances judiciaires.
‘’Il y a un ralentissement des activités au niveau des cours et tribunaux, mais il y a quand même des dossiers pour les infractions moins graves qui sont programmés régulièrement. Donc, cette grève porte préjudice aux droits des personnes qui doivent faire l’objet de jugement. Imaginez le jour de la grève, il y avait des dossiers en programmation, certains, c’est pour des délibérés. Malheureusement, à cause de la grève, toutes ces personnes sont renvoyées en détention et imaginez que ces personnes soient demain déclarées non coupables des faits qui leur sont reprochés, vous imaginez ce que ça crée en terme de préjudice’’, a déploré M. Sall.
L’organisation Guinéenne de défense des droits humains (OGDH) sollicite également l’ouverture d’un couloir de dialogue entre le ministre de la justice et l’association des magistrats, afin de trouver une solution à ce problème.
‘’Nous pensons que c’est une situation très préoccupante et nous pensons qu’il est nécessaire que le ministre de la justice ouvre un couloir de dialogue, pour discuter avec les magistrats’’, a-t-il laissé entendre.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com.