Le président l’UDRG, Bah Oury s’est prononcé sur la faible mobilisation des ressources pour le financement des dix (10) étapes du chronogramme de la transition, pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Pour Bah Oury, les autorités de la transition ne doivent pas compter sur la CEDÉAO et la communauté internationale pour mobiliser les 600 millions de dollars. D’après lui, la Guinée doit faire le premier pas.
“…Pour des idées qui sont prônées par-ci, des idées souverainistes, nous sommes indépendants, nous sommes souverains et nous sommes panafricanistes, assumons-le. Le financement de nos affaires essentielles doit provenir d’abord de nos propres efforts, la transition, c’est pour la Guinée et pour les guinéens. Ce n’est pas l’extérieur qui va envisager des dynamiques pour nous permettre de trouver quel est le chemin par lequel, nous allons emprunter pour atteindre la satisfaction de nos intérêts essentiels. La communauté internationale tôt ou tard apportera des concours financiers et techniques en complément, mais on ne sait pas à quand. Avant que cela arrive, montrons que nous sommes dans une dynamique de rechercher par nous-mêmes, les financements complémentaires, notamment le RAVEC et le fichier électoral dans le dossier que le ministre de l’administration nous a distribué, il faut à-peu-près 2 000 millards soit 200 millions de dollars. Si ceci est fait, le reste du programme, c’est-à-dire, 1200 millards de francs guinéens pour les aspects législatifs; rédactions des textes organiques, les référendums etc… et 1 500 millards pour l’organisation du processus électoral, des communales jusqu’au niveau de la présidentielle.Il y a deux choses sur lesquelles, on peut faire des économies, maintenant le financement actuel urgent, il faut qu’on le recherche” a, t-il indiqué.
Et d’ajouter: “Si on fait ça, par nous-même pour montrer notre volonté de détermination d’aller de l’avant, par la suite la communauté internationale se mobilisera pour accompagner la Guinée pour le reste du programme. Mais, il ne faut pas se réfugier par le fait de dire que la CÉDÉAO a promis, même s’ils avaient promis, ça ne peut pas être un argument pour un pays qui est face d’action essentielle pour sa suivie, pour sa stabilité et pour son développement, pour la réussite de tous les programmes qui sont engagés”, a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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