Pour emmener la junte au pouvoir au Niger à quitter le pouvoir et en y rétablissant le président déchu Mohamed Bazoum, la CEDEAO a donné un ultimatum d’une semaine qui est déjà arrivé à terme le dimanche 06 août dernier. Les yeux sont donc rivés sur l’option militaire envisagée par l’organisation sous-régionale.
Invité chez nos confrères de FIM FM ce lundi, 07 août, Dr, Sékou Koureissy Condé, président du parti ARENA, a exprimé toute son opposition quant à une intervention militaire au Niger. Pour lui, la CEDEAO doit favoriser l’option du dialogue.
‘’Je n’aime pas la guerre, je suis un acteur de paix. Je suis en contact avec toutes les personnes que je peux joindre pour dire allons aux négociations. Le coup d’État est posé, que la CEDEAO, le gouvernement déchu et les militaires en place conviennent d’une période de transition. Il faut commencer à se parler, il faut apporter des solutions, je ne suis pas pour la guerre. Le risque de guerre est partout, personne ne maîtrise calculette les conséquences d’une guerre. Nous ne voyons pas les conséquences, mais on les connait, les conséquences, c’est que la guerre est illimitée, la guerre est incalculable, la guerre est non maîtrisable. Mais ce que nous pouvons maîtriser, c’est le sens des négociations. Il faut que les États africains en concert, demandent à la junte nigérienne de quitter, parce que le Niger n’est pas le Mali, le Niger n’est pas le Burkina. C’est un pays africain certes, membre de la CEDEAO, mais ni la position géographique, ni le contexte, ni l’évolution des coups d’État et la présentation actuelle des coups d’État ne favorisent un abandon pour dire continuer’’, a déclaré Dr. Sékou Koureissy Condé.
L’ancien ministre a par ailleurs rappelé, que son souhait c’est le retour à l’ordre constitutionnel. Mais le contexte étant ce qu’il est, la chance de rétablir Mohamed Bazoum est très minime.
‘’Je souhaite que la junte au Niger cède, je souhaite que les coups d’État ne se perpétuent pas, je souhaite finalement que la communauté internationale, toute l’Afrique parviennent à les dissuader et à les rassurer, leur donner des garanties pour qu’ils quittent et qu’ils laissent le Président Bazoum continuer. Ce que je souhaite, c’est le retour à l’ordre constitutionnel. Mais le contexte étant ce qu’il est, il faudrait la pression internationale et la raison amène les militaires au pouvoir à accepter de fournir des garanties et nous puissions leur dire quand vous quittez, voilà ce qu’on vous propose. Les chances pour le retour de Bazoum sont minimes, l’espoir est permis, mais les chances sont assez minimes’’, a avoué le président du parti ARENA.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.