Dans différents communiqués qu’elles ont rendu public lundi, 31 Juillet, les juntes guinéenne, malienne et Burkinabè, ont apporté leurs soutiens aux putschistes nigériens qui ont renversé le président Mohamed Bazoum. Mieux, elles s’opposent catégoriquement à toute intervention militaire de la CEDEAO au Niger.
Régissant à cette actualité chez nos confrères de FIM FIM, Cellou Baldé, responsable des fédérations de l’UFDG de l’intérieur, a laissé entendre que les soutiens des trois (3) juntes aux militaires nigériens, est une solidarité entre putschistes.
‘’Pour moi, ce n’est qu’une solidarité des putschistes. C’est une manière de préserver leurs fauteuils. Ici, ça n’engage nullement le peuple de Guinée. On dit que le ridicule ne tue pas, sinon ce ne sont pas les putschistes de ses trois (3) pays qui auraient pris des communiqués, pour aller jusqu’à dire qu’ils vont travailler à la dislocation de la CEDEAO. Cela n’est pas possible’’, a indiqué Cellou Baldé.
Et d’ajouter : ‘’Ce qui m’écœure et qui me pose des inquiétudes, c’est qu’il y a un semblant de nationalisme, un panafricanisme cru, on ne peut pas combattre Marie Lepène, combattre l’extrême droite. Pour la plupart des ministres, des directeurs des régies financières, en passant par le directeur cabinet de la présidence, des ministres et des ministres d’État, mais ce sont tous des gens qui ont vécu pendant des dizaines d’années en Europe, qui vivent de l’asile, qui souscrivent à l’aide médicale d’État, qui viennent aujourd’hui, manipuler la jeune génération contre l’occident, pour dire que nous sommes des panafricains, nous sommes des nationalistes, nous sommes jaloux de ceci, nous sommes jaloux de cela, ça ne passera pas. Nous sommes là pour faire barrage à ses discours de haine. Ils ont bénéficié de la solidarité internationale pendant toutes ses années. Prenez le ministre Lansana Béa Diallo, c’est quelqu’un qui a été suffisamment intégré en Belgique. Je peux citer beaucoup de ministres qui ont passé tout leur temps là-bas. Comment voulez-vous aujourd’hui que ce discours soit développé. Je suis tout à fait d’accord que nous prenions nos responsabilités pour le développement socio-économique de notre pays la Guinée, mais également de l’Afrique, en traitant d’égal à égal avec tous les partenaires internationaux. Mais une fois encore, ce n’est pas dans le repli et le nationalisme qui frise le populisme, que nous pouvons faire cela’’, a brocardé l’ancien député uninominal de Labé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
+224 611 460 410